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Publié par Mathieu

Le Spleen De Paris est un recueil de petits poèmes en prose écrits par Baudelaire. Il a été publié pour la première fois en 1869. Les cinquantes poèmes qui le composent ont été écrits entre 1855 et 1864, ils parurent principalement  dans les journaux de l'époque. Baudelaire n'a jamais cessé d'écrire en prose et il consacra les dernières années de sa vie à écrire Le Spleen De Paris.

J'avais entendu parlé de Baudelaire, comme d'un homme rejetant le réalisme et le positivisme, comme quelqu'un de sensible à la recherche de la vérité humaine.
Une personne mystérieuse à la fois touchante.

J'ouvre le livre, je lis le premier poème "L'étranger".  Je referme le livre et je pense :        
    " Magnifique, c 'est le miroir de sa personnalité. "
 
Après avoir parcouru le livre, je me suis dit que ça devait-être celui qui résume le mieux   Le Spleen De Paris. Dans ce poème Baudelaire réussit à créer une atmosphère, une émotion inexplicable, quelque chose de presque surnaturel. C'est aussi l'impression que j'ai eu tout au long du recueil, comme si Baudelaire se posait une question sur la vie, sur l'existence et qu'il ne trouvait aucune réponse, juste le rêve, l'imaginaire, l'inconscient.

Le Spleen De Paris est un voyage qui nous transporte dans des contrées inexplorées, regorgeant d'exotisme et de mystère.

Beaucoup de plaisir et moins cher qu'un billet d'avion, Le Spleen De Paris s'impose comme une oeuvre majeure de la poésie Française.
 
"L'étranger" Tiré du recueil Le Spleen De Paris



- Qui aimes-tu, homme énigmatique,
dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ? 


- Je n'ai ni père, ni mère, ni frère, ni soeur. 


- Tes amis ? 


- Vous vous servez là d'une parole dont le sens
m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.


- Ta patrie ? 


- J'ignore sous quelle latitude elle est située. 


- La beauté ? 


- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle. 


- L'or ? 


- Je le hais autant que vous haïssez Dieu. 


- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étran-
ger ? 


- J'aime les nuages... les nuages qui passent...
là bas... là bas.... les merveilleux nuages ! 




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