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Publié par Esteban

 

"Un souffle frais de loin, et dans ces yeux deux petits soleils. La vérité. Le petit être en peluche ouvre la bouche. Aucun son ne sort...        Le souffle frais de l'oubli fait frissonner son dos et la chaleur de la vérité fait bouillir ses yeux...        L'ours ouvre une nouvelle fois la bouche:"

*Chuchotement*

 

"Les chuchotements sont mouvant. Des images sortent de la bouche de l'ourson."

 

Le souffle frais qui chatouillait son dos devient ardent. Le souffle est si puissant et brûlant brusquement qu'il le projette en avant. La déflagration passée, il se relève, regarde en arrière et...

 ...Un Gamin - Magnus ? - descend d'une voiture  puis court vers deux adultes - Ses parents ? - et recueille d'eux beaucoup de tendresse. Cela fait longtemps qu'il ne se sont pas vus.

" - Ludwig !  (-Ludwig ?-) Ton voyage en train s'est bien passé?"

Dit la femme, deux étoiles scintillantes pendant des oreilles, dans une langue qu'il comprend, mais ne connait pas - L'islandais?-.

L'endroit est charmant, un petit jardin d'ou émane une sérénité non atteinte depuis des temps immémorés, Des temps heureux. Le petit garçon Ne répond pas et embrasse sa mère. Magnus ressent les sensations de l'enfant. - C'est donc ça l'amour ? - Ils rient ensemble, discutent et entrent dans la petite maison au bout du jardin, chaleureuse, baignée d'une douce lumière blanche agréable. Une voix stridente  provenant des escaliers précède un brouhaha de pas contre le bois. Une petite fille, de 8 ans à peu près, tenant fermement son ourson, arrive en courant et prend le petit enfant dans ses bras :

"-Petit frêre ! tu es revenu de chez papi et mami !"    

Dans un allemand balbutiant. La peluche avait pour unique oeil un simple bouton noir, affecteux. Brodé... Magnus...!

 

"Le rouge du sang tache le blanc de la peau"

 

La déflagration, les teintes, plus intenses que le ciel se couchant, plus intimidant que la chevelure de Peggy dans son adolescence, plus terrifiant encore que tout ce qu'il a pu imaginer ou ressentir.

Elle ne l'a pas touché, réfugié derrière un mur, protégé par les gravats. Le bruit l'a rendu sourd. Lorsque son oreille se remet du choc, et lui aussi, il se rend compte qu'il a toujours l'ourson de sa soeur dans la main - Où est elle? -  Il regarde autour de lui, et la voit, plus loin. Allongée par terre, elle est calcinée. Il ne peut s'empecher d'imaginer la scène.

Il détourne son regard et regarde les deux boucles d'oreilles, celles de sa mère, qui sur son lit de mort, une mort dans la souffrance de sa maladie, les avais cousus et avait expliqué à sa grande soeur que ses boucles les protégeraient du mal tant que lui et sa soeur resteraient unis. Une larme coule de sa joue. Il se lève et la panique l'emporte, il pleure. Seul, entouré de ruine.


"Hambourg est détruit"

 

Dans son imaginaire, la soeur de Magnus avait continué de grandir et avait ainsi pris les traits de sa mère, la mère du petit garçon était déjà morte.


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