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Publié par Claire E

LORENZO POEMES

                           

Paul Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. La famille de Verlaine appartient à la petite bourgeoisie : son père, comme celui de Rimbaud, est capitaine dans l’armée. En 1873, lors d’une dispute il tire deux coups de révolver en direction de Rimbaud et le blesse d’une balle au poignet. Il fut condamné à deux ans de prison , c'est dans sa cellule qu'il écrivit les poèmes du recueil Romances sans paroles (1874) sur la période de sa vie commune avec Rimbaud. À sa sortie de prison, il composa des poèmes marqués par sa conversion, notamment ceux qui figurent dans Sagesse publié en 1881. À partir de 1887, la célébrité de Verlaine est incontestable mais il mène une vie de débauche (alcool, etc...) et séjourne régulièrement l’hôpital… Il meurt dans un certain dénuement en janvier 1896.  

 

Sagesse VII

 

Les faux beaux jours ont lui tout le jour, ma pauvre âme,
Et les voici vibrer aux cuivres du couchant.
Ferme les yeux, pauvre âme, et rentre sur-le-champ :
Une tentation des pires. Fuis l’infâme.

Ils ont lui tout le jour en longs grêlons de flamme,
Battant toute vendange aux collines, couchant
Toute moisson de la vallée, et ravageant
Le ciel tout bleu, le ciel chanteur qui te réclame.

Ô pâlis, et va-t’en, lente et joignant les mains.
Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ?
Si la vieille folie était encore en route ?

Ces souvenirs, va-t-il falloir les retuer ?
Un assaut furieux, le suprême sans doute !
Ô va prier contre l’orage, va prier.


Paul Verlaine

 


http://blog.guide-voyage.info/public/florence.jpg

 

Lorenzino de Médicis, dit Lorenzaccio est né le 23 mars 1514 à Florence et mort le 26 février 1548 à Venise. C'était un homme politique, écrivain et dramaturge appartenant à la famille florentine des Médicis, qui fut mêlé aux intrigues et complots qui secouèrent cette grande famille à l'époque de la Renaissance. En 1530, il se rendit à Rome, où il a acquis la mauvaise réputation de coupe-tête des statues anciennes qui lui a valu d'être banni de la ville et le surnom de Lorenzaccio. De retour à Florence la même année, il est devenu le compagnon inséparable du duc Alexandre de Médicis, son cousin. Ils auraient régulièrement partagé le même lit. Le soir du 5 janvier 1537, Lorenzino trouva le duc endormi, comme il l'avait prévu, pour le tuer. Le duc, cependant, fut réveillé par la première agression et ne fut tué qu'après une lutte violente. Le 26 février 1548 Lorenzino fut percé de coups de couteaux par deux hommes, et mourut.

                 Vengeance

                        Les beaux jours ont trépassé, mon cher débauché,

                        Et les voici couchés dans le grand crépuscule.

                        Ferme les yeux, pauvre âme, petit ridicule :

                        Sens ma haine perçant ton cœur de majesté.

 

                        Ils ont trépassé, à coups multiples d'épées,

                        Battant toute vendange florentine, avant

                        Toute moisson de l'Italie, et ravageant

                        Le ciel noir, l'enfer t'accueille, âme achevée.

 

                        Ô palis, et va-t'en, lent et joignant les mains.

                        Si ces hiers allaient tuer nos doux demains ?

                        Si assassiner était encor programmé ?

 

                        Ces souvenirs, va t-il falloir les retuer ?

                         Va rejoindre les cieux, l'enfer t'est destiné !

                        Ô va prier contre le démon, va prier.

 

                                         Lorenzo de Médicis

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