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Publié par i-voix

 

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Le 22ème prix Goncourt des lycéens


a été décerné ce mardi 9 novembre 2010 à


Mathias Enard


pour son roman  


 Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants  

 

(Actes Sud).  

 

 

L'ouvrage de Mathias Enard a été choisi au 2ème tour, devant Une année chez les Français (Julliard) de Fouad Laroui et Apocalypse Bébé (Grasset) de Virginie Despentes. L'annonce du prix s'est faite depuis le centre culturel les Champs Libres, à Rennes.


 

http://www.la-croix.com/mm/illustrations/Multimedia/Actu/2010/11/9/mathias-enard_inline.jpg

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Le roman raconte le rendez-vous de Michel Ange, l'artiste de la Renaissance italienne, avec l'Orient. Le 13 mai 1506, Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople, laissant en plan à Rome le tombeau qu'il dessine pour le pape Jules II afin de répondre à l'invitation du Sultan, qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. 

 

 

 

 

Présentation du roman par Mathias Enard
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhh
Voici quelques jugements critiques de lycéens :


Elodie (Poitiers) :

        Dans Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard nous parle avec somptuosité du travail de Michel-Ange sur l’élaboration du pont de Constantinople. Rejeté par le pape alors qu’il se penchait sur la construction de sa tombe, le grand artiste décide de se venger en acceptant de dessiner les plans d’une œuvre pharaonique pour le Grand Vizir. Un projet où même De Vinci a échoué. Au cœur de l’orient, on découvrira donc les pensées et les procédés de ce génie de l’architecture, en même temps que de se retrouver, comme lui, fasciné par cet être ambigu aux formes si bien dessinées… Un roman court, et donc incisif. Enard parvient à saisir le lecteur dès les premières pages, et le maintiendra en haleine jusqu’au bout. Malgré une fin quelque peu précipitée, on est conquis par ce charme oriental si bien raconté. Un récit sensiblement parfait.

Léana (Potiers) :

Chapeau bas à Mathias Enard qui nous fait rentrer dans un monde plein de couleurs et qui arrive à nous parler de façon très subtile de l’homosexualité de Michel Ange. Les passages où la chanteuse parle sont magnifiquement bien écrits, nous font rêver mais aussi beaucoup réfléchir. On y apprend également beaucoup de choses sur la vie des gens à cette époque. Ce livre est pour moi une œuvre d’art que tout le monde devrait lire !
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb

Elijah (Québec) :
Voilà le défi que se donne Mathias Énard en entreprenant ce roman, et il le remporte. Replaçant avec aisance le lecteur dans le contexte du XVIème siècle, Énard le fait traverser un périple géographique, mais aussi émotionnel à travers le regard de Michel-Ange, qui voyage dans la Constantinople turque lorsqu’il est employé par le sultan pour construire un pont dans sa cité. Abordant grand nombre de thèmes tels que la religion, l’amour homosexuel et la création de l’art, cette merveille, réminiscence, par son style distingué, des « Contes des Mille et une Nuits » traite avant tout de la découverte par l’Européen du monde Oriental et du choc de cultures qu’implique cette rencontre. Ce roman, sans doute le plus court de la sélection, n’en est pas pour autant le moins intéressant, bien au contraire.

Lucile (Maurepas) :

Ce roman, il est tout simlement magique, des descriptions simples qui nous font ressentir les sentiments des personnages et les « arômes » du décor parfaitement.

Les larmes me montant aux yeux je n’ai rien manqué de se roman. Chaque passage est écrit avec une douceur et une beauté d’écriture tellement poignantes qu’on ne veut pas en louper une miette.

Certes, le début il faut l’empoigner, s’y accrocher ; et c’est certainement le seul défaut de se livre ; mais dès les 30 premières pages passées, l’envoûtement surgit !


Emeline (Pessac) :
Ce livre vous intrigue. Vous l’ouvrez et vous voilà enlevé dans un tourbillon éblouissant et enchanteur vers des horizons lointains, scintillant de leurs ors et trésors, enfouis aux temps des contes orientaux, ceux-là même qui parlaient de batailles, de rois et d’éléphants, d’amour aussi, et dont l’auteur a su extraire la quintessence qui reluit dans cette prose épique. Au coeur du voyage de Michelagnolo à Constantinople se renferment la volupté, les peurs qui figent et les désirs qui troublent, les rêves inaboutis et, finalement, la rage de l’Artiste qui étend la main, soufflant, souffrant, pour toucher la Beauté. Il semble qu’elle apparaît -dans le coup de crayon de Michel Ange ou dans la plume de Mathias Énard ?-, elle constelle, elle brille, puis brusquement la dernière page s’éteint, vous plantant là -vous, dépité, émerveillé, consterné. Alors, vous clignez deux fois des yeux et comprenez enfin que ce livre vous a possédé.


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Un artiste italien dans la littérature française : un projet qui va droit au coeur d'i-voix ! D'autant plus que le Goncourt des Lycéens s'est lui aussi mis à l'heure du web 2.0 : en témoignent les nombreux blogs de classe, la plateforme collaborative mise en place par  l'académie de Rennes, une page Facebook, un fil Twitter...


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