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Publié par i-voix

Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,

 Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

     

 

 Dans ce poème, Ronsard veut exprimer son amour pour Cassandre.
 Elle ressemble à une rose, elle est belle et pure, mais cette rose ne durera pas pour toujours : il souligne, en effet, la caducité des fleurs, qui représente la caducité de la beauté.
 Ce poème ressemble beaucoup à celui de Pétrarque dédié à Laura: "Erano i capei d'oro a l'aura sparsi", où le poète souligne le temps qui passe.

Erano i capei d'oro a l'aura sparsi

che 'n mille dolci nodi gli avolgea,
e 'l vago lume oltra misura ardea
di quei begli occhi ch'or ne son sì scarsi;

e 'l viso di pietosi color farsi,
non so se vero o falso, mi parea:
i' che l'esca amorosa al petto avea,
qual meraviglia se di subito arsi?

Non era l'andar suo cosa mortale
ma d'angelica forma, e le parole
sonavan altro che pur voce umana;


uno spirto celeste, un vivo sole
fu quel ch'i' vidi, e se non fosse or tale,
piaga per allentar d'arco non sana.

 

 

capei-d-oro.jpg                                                                                     Raffaella G.

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