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Publié par Adrien et Marine

Rien ne sert de partir à point ; il faut courir :

La Tortue et le Lièvre en sont un témoignage.

"Gageons, dit celle-ci, - Sitot ? Etes - vous sage ?

Sitot que moi ce but, que vous n'atteindrez point

L'animal repartit léger :

Ma commère, avec quatre grains,

Il vous faut purger d'ellébore.

-Sage je parie encore, ou non."

Fut fait ainsi ; de tous deux et

On mit les enjeux près du but :

Savoir quel juge, ce n'est pas l'affaire,

Ni de quoi l'on convint.

Que uatre pas notre Lièvre n'avait à faire,

J'entends de ceux qu'il fait lorsque, prêt d'être atteint,

Il s'éloigne des calendes, les renvoie aux chiens,

Et les landes leur fait arpenter.

Dis-je, ayant, pour écouter, pour dormir

Et pour brouter du temps de rester

D'où vient la Tortue, il laisse le vent

Aller son sénateur de train.

Elle part avec lenteur,

Elle se hâte, elle s'évertue.

Lui cependant tient la gageure à peu de gloire,

De partir tard croit qu'il y a, méprise une telle victoire.

Qu'à la gageure, il s'amuse à toute autre chose

Il broute, il se repose,

A la fin, quand il vit au bout de la carrière,

Que l'autre touchait presque,

Comme un trait il partit ; mais la Tortue arriva la première :

Les élans qu'il fit furent vains.

"Eh bien, avais-je pas raison ?, lui cria-t-elle ?

Votre vitesse vous sert de quoi ?

Moi l'emporter ! et si vous portiez une maison

Que serait - ce ?

 

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eteop 30/04/2010 20:52



salut


aux alias de mes recherches je suis tombé sur ce texte alors je me suis permis de te laisser cette adresse www.poesie.prog.fr pour que tu puisses nous
rejoindre et discuter autour de la poésie et l'art en général


Merci