Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par i-voix

 

18 avril 2013


Florence

 

L'Arno


100 8357

 

DSC05116

 

551343 10200161284727227 1873418953 n

601786 4281581572385 203296252 n

 

72848 10200161307527797 592833332 n

 

DSC05166

 

DSC05169

 

305705 558629280827222 315380612 n

 

100 8365

 

DSC05172

11507 10200161335248490 1887972323 n

 

DSC05171

 

photo7

Voyage-en-Italie-2013-2-1807-copie-1.JPG

 

DSC05232.JPG 

 

Tebaldeo. Je ne respecte point mon pinceau, mais je respecte mon art. Je ne puis faire le portrait d’une courtisane.

Lorenzo. Ton Dieu s’est bien donné la peine de la faire ; tu peux bien te donner celle de la peindre. Veux-tu me faire une vue de Florence ?


Tebaldeo. Oui, monseigneur.


Lorenzo. Comment t’y prendrais-tu ?


Tebaldeo. Je me placerais à l’orient, sur la rive gauche de l’Arno. C’est de cet endroit que la perspective est la plus large et la plus agréable.


Lorenzo. Tu peindrais Florence, les places, les maisons et les rues ?


Tebaldeo. Oui, monseigneur.


Lorenzo. Pourquoi donc ne peux-tu peindre une courtisane, si tu peux peindre un mauvais lieu ?


Tebaldeo. On ne m’a point encore appris à parler ainsi de ma mère.


Lorenzo. Qu’appelles-tu ta mère ?


Tebaldeo. Florence, seigneur.


Lorenzo. Alors tu n’es qu’un bâtard, car ta mère n’est qu’une catin.



(ALFRED DE MUSSET, Lorenzaccio, Acte II, scène 2)
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article