Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Florence

 

Bandeau Gargantua Magazine

 

 

RABELAIS

{Humaniste et écrivain}

 

Nous avons eu l'immense plaisir de recevoir Rabelais, l'auteur du best-seller Gargantua, qui nous a accordé cet entretien.

 

Bonjour. Pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs qui ne vous connaitraient

pas encore ?

 

Pas de problème, je m'appelle François Rabelais et je suis né dans le domaine de

La Devinière, près de Chinon. J'ai passé une partie de ma vie dans un couvent, puis j'ai été

médecin, et j'ai beaucoup voyagé. Et j'allais oublier le plus important : je suis également

l'auteur de Pantagruel, Gargantua, le Quart Livreet le Tiers Livre. Je dois avouer que je suis

assez fier du succès de mes deux premiers romans !

 

Quels étaient vos motivations lors de l'écriture de Gargantua ?

 

Je voulais dénoncer de nombreuses choses dans cette œuvre,comme l'éducation

scolastique. Comme on peut le voir par le personnage de Thubal Holoferne, la méthode

des maîtres scolastique est une perte de temps, quand on voit le nombre d'années que

Gargantua met à apprendre son alphabet ou à lire. Cette méthode n'est que de l'érudition,

du bourrage de crâne, c'est long et inefficace : Gargantua n'apprend pas à réfléchir,

ni à raisonner. Au contraire avec Ponocrates, Gargantua reçoit une bonne éducation :

son nouveau précepteur cherche à l'intéresser et le pousserà réfléchir, à entretenir

sa forme physique,et tout cela sans perdre une seule heure de la journée.Une autre

demes préoccupations lorsque j'ai écrit Gargantua était la guerre : d'après moi elle

doit être justifiée, alors que les guerres pichrocolines ne sont que le résultat de la

méchanceté des fouaciers et de leur roi. Mais la guerre est parfois nécessaire, comme

le prouve la réaction de Grandgousier qui ne peut pas se laisser faire, il est obligé

d'intervenir.

 

Rabelais-5.jpg

 

Vous critiquez aussi la religion, mais pourtant vous avez vous-même été moine pendant très

longtemps. C'est assez paradoxal ?

 

Oui, pendant ma jeunesse j'ai été au couvent de la Baumette : les règles étaient strictes,

cela ne m'a pas beaucoup plu. Le point positif est que j'y ai tout de même rencontré des

humanistes. Dans Gargantua, je m'attaque notamment aux pélerinages,à travers les 6

pèlerins à qui Grandgousier conseille de s'occuper de leur famille plutôt que de perdre

du temps à faire des pèlerinages, qui sont pour moi inutiles. De plus au chapitre 38, les

personnages critiquent les moines, leur mode de vie triste imposé par l'Eglise. Une religion

parfaite pour moi serait celle, utopique, que l'on peut voir à Thélème, où les habitants n'ont

plus de lois dictées par l'Eglise mais font ce qu'ils ont envie, selon leur plaisir. En fait ce n'est

pas tant la religion qui me pose problème mais plus les règles qu'elle impose à ses fidèles.

 

Vous nous avez beaucoup fait rire dans votre roman. Le rire est-il indispensable pour vous ?

 

Assurément, le rire est une arme et nous permet de critiquer ou d'attaquer certaines choses

sans le faire trop violemment ; on dénonce de façon moins aggressive. D'une part

les critiques faites sont moins choquantes , et d'une autre part je pense aussi que

le rire enlève le tragique des guerres, car on ne se rend pas compte qu'énormément

de personnes meurent de façon atroce dans Gargantua, on prend ces évènements

plus légèrement.

Rabelais-4.jpg

 

Que pensez-vous faire à présent, vous avez des projets ?

 

J'espère continuer à voyager et diffuser mes idées en tant qu'humaniste, et bien sûr

continuer d'écrire ! Et je pense que l'on peut encore apprendre beaucoup de choses,

quel que soit notre âge : bien que je n'ai pas de précepteur, je continue d'apprendre

et de m'enrichir. J'estime que c'est un message important, et je voulais le transmettre.

Voilà, je crois que j'ai tout dit.

 

Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé. Au revoir.

 

Au revoir.

 

 

 Source avant retouches

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Adèle 06/11/2011 19:03



Super article Florence ;)