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Publié par Julie

Silence à vif

poème page 7

 

 

Ecrire le matin sur la terrasse

à l'ombre du vieux pin

une carte de géographie sur les genoux

le soleil prêt à mordre ce petit bonheur du jour

 

 

laurier pin et lavande

un cerf-volant lancé haut dans le ciel

ce fil qui nous glisse des mains

quelque chose s'épuise

à notre insu toujours

 

 

 

Ce poème très court est composé de deux strophes : la première de 4 vers, la seconde de 5 vers. Il n'y a ni rime, ni le même nombre de syllabes, ni ponctuation.

 

L'auteur fait peut être référence à l'enfance, d'où le terme "cerf-volant". Le fil de cerf-volant glisse entre les mains mais on peut aussi interpréter ce fil comme le fil de la vie, qui glisse, qui "s'épuise à notre insu".


Je pense que la scène se passe dans le Sud de la France. On retrouve un champ lexical qui suggère un décor provencal : "terrasse", "pin","soleil","laurier", "lavande".

 

Ce poème est ambigü: on pense à la fois aux souvenirs de vacances et d'enfance mais on ne peut s'empêcher de s'inquiter sur l'évocation du temps qui passe et qu'on ne peut retenir. Cest le premier texte du recueil appartenant à la partie "Mémoire du silence".

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