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Publié par Adèle

 

Voici un extrait du recueil qui se trouve dans la partie 5, celle où on peut trouver l'arbre blanc. Celui-ci serait la personnification de la vieillesse.

 

"Il y a rien que moi là rien. Moi j'ai ma chaise bien sûr et je regarde la fenêtre. Il y a du soleil froid et rien sauf là. Mais c'est parti. C'est quand j'ai regardé mes mains une figure à la fenêtre et puis rien quand j'ai regardé c'était allé ailleurs. Encore il y a que moi là sauf que je m'ai tourné pour voir ailleurs que la fenêtre. Avec ma chaise. Bien sûr."

 

Quand je lis ce poème, j'imagine un vieil homme, devant sa fenêtre, dans un fauteuil roulant qu'il appelle "ma chaise". En effet, le fait qu'il répète "bien sûr" amène l'évidence, comme s'il ne pouvait se séparer de sa chaise. Peut-être est-il juste handicapé ? ... Mais comme ce poème est associé à l'arbre blanc, que le narrateur semble avoir perdu quelque chose "c'était allé ailleurs", et qu'à plusieurs reprises dans le recueil il dansait, marchait, courait, tombait... la vieillesse me semble plus appropriée. De plus, dans un poème précédant, p38, le narrateur dit "Quand il marchait  j'ai cru qu'il boitait aussi mais c'était juste pour se rire après moi parce que moi aussi." On peut alors comprendre que le narrateur boitait, c'est pour cela qu'il serait à présent dans un fauteuil roulant, car arrivé à un certain âge ses jambes ne le soutiendraient plus.

Le vieil homme semble nostalgique, triste, lassé "je m'ai tourné pour voir ailleurs que la fenêtre", frappé par la solitude "Il y a rien que moi là rien.", frappé par la fatalité "Avec ma chaise. Bien sûr."

C'est un poème qui évoque une image mélancolique.

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MLB 27/01/2012 18:15


Très intéressant !