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Publié par Lea.K

 

"Les galets sont lissent par la brume.

Je m'assois dans les galets le froid la lumière à peine

le matin. D'ailleurs lumière le matin chagrin.

Je mets les galets lourds dans mes poches dans le froid

mes doigts lourds avec les galets. J'ai des yeux qui font mal d

dans ma tête avec le froid.

Alors par terre je pose un galet est mouillé de l'eau de la mer

qui remonte lentement.

Je pense dans ma tête à la mer qui remonte allongé un

galet dans chaque œil un froid galet dans ma bouche

ouverte avec la salive au coin de la lèvre.

Avec une main je jette un galet en l'air lourd. S'il

retombe à côté je mais s'il retombe sur moi je ris très fort

comme un fou.

J'ai très froid. Je me couvre avec des galets pendant

que la mer rampe en bas en haut. Une salive froide maintenant

coule dans mon cou à cause du galet dans ma bouche.

La lumière un peu plus maintenant.

Allez je t'attends mer."

 

 

 

Ce poème montre clairement que la personne ne veut plus vivre. Il se moque de ce qui peut lui arriver, c'est le matin et il a froid mais ça lui est égal. Il est là sur la grève, il cache ses yeux avec des galets comme s'il ne voulait plus regarder la vérité en face. Il se moque également de la douleur, il lance des galets en l'air et rit dès que l'un lui retombe dessus. À la fin du poème on comprend qu'il est en partie déjà mort : « La lumière un peu plus maintenant. » et pour finir il se laisse sur les galets en attendant la mer, la mort.

 

 

http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/galets-pierres-autres-insolite-sainte-marie-la-reunion-1363025962-1080949.jpg

 

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MLB 24/11/2011 18:57


Très intéressant !

Julien 24/11/2011 16:43


J'adore la fin de ton interprétation : "il attend la mer, la mort" !!