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Publié par Camille.

    "Je garde une boussole pour revenir sur mes pas. Souvenir du ras du sol quand je ne marchais pas." 

 

 

   Ca à l'air tellement plus facile pour eux. ça a été plus compliqué en ce qui me concerne.J'ai beaucoup réfléchi à la manière dont je pourrais me présenter à vous. Comme je n'ai toujours pas trouvé je vais démarrer d'une manière simple et passe partout pour éviter de trop me faire remarquer :

J'ai dix sept ans. Vous penserez surement que vouloir raconter ses souvenirs alors que l'on  n'a pas vécu la moitié de son existence est complètement stupide. Vous avez entièrement raison. C'est surement que j'ai beaucoup d'ambition. Je suppose que vous vous demandez également ce que j'ai à raconter. Je me suis posé cette question également et puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, alors c'est parti je me lance.


 

   Il se trouve que j'aurais dû m'appeler Elisa, une histoire compliquée de quiproquo entre mes parents. Je serais peut être différente si je portais un autre nom. Je suis arrivée dans la vie de mes parents le jour de la fête des pères en 1993. En voilà un cadeau! Joli, je sais pas. Ce jour là le médecin a dit à ma mère :

«  C'est la première fois que je vois un nouveau - né avec autant de mèches blondes » Oui, Je suis blonde, du moins je l'étais. Les grands-mères étaient aux anges selon les dires de mes parents. J'ai retrouvé il y a peu de temps, une photo de ma cousine aux alentours de ses trois ans : elle imite ma mère qui me berce et elle porte une peluche jaune plutôt dodue. Jolie caricature...

 

   Je grandis, je progresse. « T'as vu comme elle a poussé ! ». Je fête mon troisième anniversaire et une semaine plus tard : SURPRISE ! Un petit frère arrive. Mes parents achètent une maison, pas immense mais de quoi constituer un petit nid douillet...

 

   J'ai vécu une bonne dizaine d'années dans cette petite maison aux volets bleus au fin fond de la Bretagne, dans une ville au nom mélodieux de Plougastel Daoulas. Dans l'immense jardin de derrière, j'ai appris à faire du vélo en faisant le tour du cabanon à outils. Au salon, j'ai suivi les joyeuses réunions de famille et j'ai vu grandir, chaque jour un petit peu, les enfants dont ma mère s'occupait...

  

   A l'âge de dix ans, je quitte mon pays natal et ma famille pour m'installer sur une île (trop) lointaine : La Réunion. Là bas on vit différemment. Beaucoup de cultures se mêlent, les gens sont ouverts et souriants même lorsqu'ils vous sont inconnus. C'est là bas que j'ai commencé à ouvrir mes petits yeux bleus et regarder autour de moi. Sur cette île, où tout m'était étranger j'ai découvert des paysages comme on n'en voit que dans les albums photos de Yann Arthus Bertrand, appris de nouvelles coutumes très intéressantes et rencontré de nouvelles personnes qui sont devenus des amis proches...

  

   Après trois ans sur cette île au cœur de l'océan Indien, c'est le moment de rentrer au pays.

    Arrivée festive à Brest – Guipavas : Il faisait beau cette année là dans le Finistère. Une bonne partie de la famille est là et ma (meilleure) amie aussi. Même le chien était de la partie. Tout le monde sourit, ils sont tous très heureux et moi encore plus...

 

   Depuis ce jour je subis le crachin breton, j'ai retrouvé la rue de Siam, et les barquettes de gariguettes. Le bronzage s'en est allé, et avec lui quelques parents très importants. C'est triste de se dire qu'on ne peut rien y faire, mais c'est la vie...

 

   A présent j'ai dix sept ans. J'ai grandi et pas forcément beaucoup mûri. J'ai fais quelque conneries comme pas mal de gens de mon âge, mais jamais de bourdes énormes (quelques clopes, un ou deux verres de trop parfois). J'ai dégoté une élite de gens géniaux que je ne verrais surement pas beaucoup après avoir fini mes études. «  Tiens, salut qu'est ce que tu deviens ?» Alors pour l'instant, j'en profite : On rigole, on s'aime, on fait les cons...


 

   Et aujourd'hui je suis là à me rappeler de tout ça avec une certaine mélancolie. Je raconte tout ces évènements avec tellement d'impudeur que je n'ai pas l'impression que c'est moi qui ai écrit tout ça. Et dire qu'il va falloir que je rapporte des tas de détails qui vous sembleront peut être insignifiants. J'éprouve une sensation très étrange quand je me dis que tous ces petits riens ont donné un sens à ma vie.


 

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