Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Mathieu

-          Je ne sais rien.

-          Alors, pourquoi ça ?

-          Arrête ! Je ne supporte plus ta présence, je suis ici, sur la scène de mon existence, une   lutte infernale avec le plus petit organisme qu'il soit.

-          Très bien, je pars loin de tout.

-          C'est mieux ainsi.

-          Attend, pourquoi cette envie sournoise et malsaine de raconter sans scrupules une vie ?

-          Assez ! je veux du calme, depuis trop longtemps tu m’insupporte. Le moment est venu de te tuer. Ainsi, je ne tremblerais plus et ces questions incessantes disparaîtront.

-          Tu es fou ! Je serais présent pour te troubler, te gêner comme d’habitude. 

-          Laisse-moi vivre !

 

                    Le souvenir est un rêve assassin. Je ne sais pas si un jour il faut tout recommencer, mais je sais qu’il faut savoir oublier.  Accepter une réalité obsédante, une vie gouvernée par une fatalité déchirante, un sentiment d’ignorance et d’injustice. Je rencontre le néant, l’infini m’englobe dans un tourbillon de questions sans réponse, cette vie haletante sans pause presque surhumaine, irréel où les hommes se cherchent, où l’âme humaine n’est plus qu’un chiffon souillé. Je me demande souvent si ce monde est fait pour nous, que sommes-nous ? De simples pantins sortis tout droit de l’imagination d’un vieux fou ? Le charme est brisé, la chaîne rompue, comme si rien  n'existait, l’éphémère sensation d’un monde figé.

 

                           Je suis dans une chambre bleue. Il est 16h20,  dehors les nuages défilent. J’ai très envie de sortir, respirer l’air humide. Mais, je me cherche sans me trouver, j’écris c’est tout. On me dit de descendre, je réponds non. La musique bourdonne dans ma tête. Né un quelconque 26 février dans une clinique en fin de vie des environs d’une Bretagne toujours en cours de mutation. J’ai faim, je ne me souviens plus beaucoup. Enfance innocente ? Pourquoi pas ! Des bribes de petites choses insignifiantes viennent me hanter. C’est peut-être mon imagination. Je revois la mer, l’essence même de toutes jubilations. Une mer meurtrière menaçant de me  tuer. Mais, les hommes n’aiment-ils pas se rapprocher au plus près de la mort pour la touchée et chanter la vie malgré tout ? Une éclaircit dans le ciel,  je vais bientôt partir. J’ai peur du passé, la vieillesse est là, elle tape du pied puis douloureusement elle nous embrasse, c’est tout.

 

-          Imbécile ! Pourquoi penser à ça maintenant alors que tu peux t’amuser, oui profite, de cette vie de plaisirs et de beauté ! Laisse toi aller !

 

                               Il est 20h00, la musique me soulage des chuchotements incessants, de ces bruits qui courts dans ma tête. C’est ça ! Ils disent que j’ai du talent pour cet art, je ne sais pas. Je n'arrivais pas à exécuter, pour moi c’était comme une évidence,  je voulais faire du Surf mon métier, mais trop vite rattrapé par cette société carnivore, je me suis tourné vers des études longues, on m’a souvent dit : « Tu auras une bonne situation plus tard » je ne sais pas.         

     

Je suis complètement fou.

 

                              Je voulais vivre comme quelqu’un d’étranger au système, sortir de l’ordinaire, observer les gens et leurs comportements. Faire des choses insolites, refuser les idées préconçues, faire du surf et de la musique les fondations de mon existences La vie est devenue trop compliquée, tout va trop vite, on ne prend plus le temps, la simplicité est révolue, le matériel est arrivé, le voleur d’âmes.




Il est 00h00, le rêve n’est que le début.

 

 

 

 

première page autobiographie

 

lien photo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article