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Publié par lleenaa

 

     Parce que parce que. Il y a des mots qui font échos maux qui font échos. Je Je me rappelle de tout tout tout. Lumière, avide de couleurs, de vies ambulantes lentes. Chaleur étouffante. Pleine à vomir, la ville en labyrinthe d'épis de blés blés. Ne te trompe pas pas tu vas te perdre ! Sur les épaules, je dors, domine mine mine de rien du haut de mes trois ans. C'est bref mais je m'en rappelle, on ne m'a pas raconté, ni de photo pour le prouver ; je ne sais pas les bruits, les odeurs, ils ne me reviennent pas pas. Des épouvantails non des hommes déguisés en sorciers scier : il faut partir il n'y a pas d'issues sue... Qu'il fait chaud ! C'est tout. Tout. Un rocher d'escalade luisant, sa cousine qui est championne de France, un sourire, une photo photo. Il y en a eut tant d'autres. Photo. Aussi, les langues mauves de myrtilles avant un championnat avec... Je ne sais plus. Une photo. Blonde cheveux aux mentons, un sourire plein de petites dents, l'air malicieux en admiration devant le praticable impraticable où s'élancent de longues jambes musclées clefs. La folle qui passe devant chez nous qui marmonne toujours pieds nus, on attends le cousin qui a oublié les clefs, on a peur : elle crie plus loin.

 

          Plus loin, ma mère m'entraîne, elle m'engueule. Je Je lui ai juste dit qu'elle avait une coiffure affreuse ! C'est vrai, en y repensant, elle avait une coiffure affreuse cette fille... V... Puis je ne l'aimais pas. Avec sa tête de préférée. On se disait des méchancetés sur elle, on était de vraies pestes...Mon père qui court autour de la tente tante en pleine nuit pour faire fuir les moutons qui bouffent les poubelles poubelles. A E..., chez des amis, petite, on sortait hors du jardin ( ce qui nous était défendu... ) c'est alors qu'on voit un très gros chien sortir d'un jardin, alors on se plaque contre un mur pour qu'il ne nous voit pas voit pas pas. Une très grande peur. Peur. J'ai eut la peur de ma vie à l'île de B... un cheval qui me court après... Première fois que je je cours aussi vite et aussi mal mal... Je je tombe tombe il se cabre juste au dessus de moi.

 

     Ma mère qui pleure devant rasta rocket. Moi qui rigole devant the full monthy déjà trop jeune pour tout comprendre. Mais tout le monde rigole. Avant, je ne veux pas manger ma soupe, j'ai sept ans, sans doute sept ans et je la renverse sur moi et me brûle. Brûlure. Ma soeur au front brûlé brûlé. Mon cousin aux multiples entailles. Ma cousine qui se coince une cuillère dans les cheveux. Impossible de la retirer. Un jour où toutes la familles répartie sur cinq cinq canoës ; une minuscule minuscule cascade où on se risque. Je je tombe à l'eau haut, affolée je perds mes moyens, mais la vision que j'ai dans l'eau n'est pas désagréable, comme un délire, un jeu je, c'est chouette ! Je je vois deux bras qui m'attrappent et me repêchent bêche. Pendant longtemps avoir eut honte de ma maison...le couloir qui est une salle de bain par laquelle il faut passer pour entrer dans ma chambre. La maison d'à coté qu'on achète pour agrandir la première. Je ne dors plus tête bêche avec ma soeur. C'est difficile de vivre à sept sept là dedans. C'est difficile de vivre à trois trois maintenant. On joue à la pétanque et on pari cent euros que je fais un carrau tout de suite. Je n'ai jamais eut mes cent euros que j'avais mérité.

 

     J''avais mérité cette engueulade-consolade. Dans la chambre où je je m'étais enfermée avec ma cousine juste pour ce cacher... Il nous était impossible impossible d'ouvrir cette porte. Avec le boucan qu'on a fait, on nous nous a entendu et les grands on enfoncé foncé la porte. La porte du grenier ( où tous les enfants de dix à vingt-huit ans dorment, serrés ) grince à chaque retour retour des grands grands grands partis en pleine nuit sauter du mole. Mes premiers Bout du Monde. J'ai quel âge ? Petite. Tard le soir je m'endors sous les enceintes du concert cerf. Tout tout me revient dans le désordre mais je je me rappelle de tout tout. E... et sa tumeur au cerveau... Le voir se moucher par un tube ouvert sur la gorge. Sa chambre en était rempli de ces tubes. J'j'étais mal. Des fous rires où il était impossible de nous arrêter. Arrêter. Jamais s'arrêter. Continuer sans savoir ce qui nous attends. Je n'ai pas assez vécu pour raconter mon histoire. Enfin des fragments, mais pour ne pas oublier ce qui parait insignifiant. Pour mon plus tard. Courir après un ballon et glisser dessus. Ce n'est que tant de choses, un rassemblement de péripéties qui forme une existence. Mon existence.

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