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Publié par Olivia

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Cette tirade m’a énormément marqué durant le spectacle de Cyrano de Bergerac. Une des plus connue sûrement. Christophe Brault, l’acteur qui incarne Cyrano, ne récite pas seulement son texte. Il a toute une gestuelle, ou même l’intonation qui fait que l’on ne s’en lasse pas et l'on voit qu'il vit son personnage. Une phrase culte se trouve d’ailleurs dedans (souligné en gras).

Cyrano (parlant de son nez) :

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … Bien des choses en somme….

En variant le ton, par exemple, tenez,

Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,

Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »

Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »

Descriptif : « c’est un roc !... C’est un pic !... C’est un cap !

Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule ! »

Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?

D’écritoire, monsieur, ou de boites à ciseaux ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »

Truculent : « Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »

Prévenant : « Gardez-vous votre tête entrainée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »

Tendre : « faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »

Pédant : « L’animal seul, monsieur qu’Aristophane

Appelle hippocampelephantocamélos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »

Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?

Pour prendre son chapeau c’est vraiment très commode ! »

Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,

T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »

Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne »

Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »

Lyrique : « est-ce une conque, êtes vous un triton ? »

Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »

Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,

C’est la ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »

Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !

C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »

Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »

Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, monsieur, ce sera le gros lot »

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