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Publié par Jérémie

Des vaches du matin à celles du soir, les rasières de pommes qu'on bascule au pressoir, la fiente des poulaillers ramassée à larges pelles, avoir chaud et soif. Mais aussi la galette des rois, l'almanach Vermot, les chataîgnes grillées, Mardi gras t'en va pas nous ferons des crêpes, le cidre bouché et les grenouilles pétées avec une paille. Ce serait facile de faire quelque chose dans ce genre. L'éternel retour des saisons, les joies simples et le silence des champs. Mon père travaillait la terre des autres, il n'en a pas vu la beauté, la splendeur de la Terre-Mère et autres mythes lui ont échappé.

 

 

 

Je trouve que l'interprétation d'Adrienne Pauly va bien avec ce passage de l'autobiographie d'Annie Ernaux. On y sent l'insouciance, l'atmosphère légère et estivale que l'écrivain fait ressentir dans ces quelques lignes. L'espèce de quelques secondes, nos ennuis s'évanouissent avec ceux de la famille Ernaux.
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