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Publié par i-voix

 

edward-scissorhands1.jpg

Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

 

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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

 


 

 

Ce fut un dimanche incolore,

 

je laisse la poussière,

 

s'envolent les oiseaux,

 

le monde et les mots du monde

 

en s'évanouissant nous lient.

 

 

 

 

http://www.labo-microsoft.org/d/250x190/5598.jpg

source

 

 

  Julie

 

 


 

Rien n'a changé

le corps repose

et épouse le regard

d'une femme ,

un souffle brûlant

puis la parole .

 

 

 

Uriell

 


 
   
Les uns et les autres d'une file d'ouvriers
Les yeux au sol, leurs âmes brûlées,
Leurs coeurs dans le vide, continuaient
A se diriger vers la sortie, le dos courbé.
 
L'état ne leur laissait que leurs corps,
Leurs esprits étant partis avec leur espoir,
Ne pouvant être sauvés par leur amour.
 
L'état les a poussés au chagrin.
Les machines qu'ils tenaient entre leurs mains
Ont fait d'eux des robots plus que des humains.
 
Destin d'ouvrier depuis leur enfance,
Licenciés au profit de l'argent.
Résignés à choisir la violence,
Descendent dans les rues doucement.
 
L'état les confronte à l'oubli
Et oublie volontiers leurs familles qui
Bientôt, prendront la route du paradis...
 
L'état les laisse dans le mensonge
Parmi tant d'autres. Ils ne sont que des noms,
Des noms rentrant chez eux couverts de honte.
 
L'état, de leur peine a tiré sa joie.
De leur travail ils ont étés esclaves,
Leurs gueules sont les témoins de leurs entraves.
 
Leur usine finira sans doute en cendres,
Et ne laissera que l'image des ténèbres.
L'état encaisse et laisse aux sortants,
Une atmosphère funèbre...
   

 

 

 

 

http://www.monquotidien.fr/media/Images/news-clandestins.jpg

Source

 

Soixante-cinq femmes et enfants, et trois cent soixante-neuf hommes, immigrants d'origine afghane surtout, et clandestins ont été... La suite, on l'ignore, mais on peut s'en douter.

 

 

Marie-Line

 


 

 

 

 

Nos amis les maux

 

 

 

Insecte sur marche de granit

la terre chuchote

 

libellule mobile

inaudible agonie d'une aile

 

fin des bruits et des histoires

un crapaud furtif annonce la nuit

 

des milliers de moutons blancs

le ciel traîne ses blancheurs migratoires

 

le silence des grillons

tout est cendre ce soir

 

 

 

http://www.linternaute.com/photo_numerique/galerie-photo/photo/nicolas-guinchard-l-art-de-la-macro-au-naturel/image/libellule-341384.jpg

Inaudible agonie

 

 

Dans la partie du recueil intitulée Ciels pierres saisons, beaucoup de poèmes comprenaient des noms d'animaux. J'ai donc relevé chaque bout de phrase comprenant ces noms ( se trouvant aux pages 14, 25, 26, 27 et 45 ) tout en y ajoutant d'autres phrases qui me semblaient s' y accorder ( glanées  aux pages 25, 26, 27, 28 et 52 ). En résulte, ci-dessus, un tout nouveau poème !

 

Jeanne

 


 

 

 

 



 

 

Tu te souviens, sous ta peau, les matins qui étonnent, des poèmes en fleurs qui veillent au bord du vide, les blessures où germe la foudre, tu écoutes.

 

 

 

 

  - p.9 - p.22 - p.69 - p.74 - p.78 - p.79 - p.86 -

 

 

 

 



 

 

Lucie

 


 

 

 

Vieux port, un soir


                       
Totalitarismes toujours


                       
Jazz, encore, encore.

 

 

Morgane

 

 


 

 

 

 

 

"main dans la main

yeux dans les yeux

que tu aurais choisis depuis longtemps

à force d'épure

nous sommes devenus

supra-conductifs"

 

Page 18 et 32 du recueil

 

 

 

 

 

Plume-encrier

  Source

 

 

 Margaux

 


 

 

Matin bleu noué

 

Limpide, ferme rondeur de matin encore avec sa large moiteur de cave.

 

Le matin a remué d'un coup sa volière de silence et de lumière

 

rouge..

.

source

 

 

  Héloïse

 


 

les cris déployés de la folle

dans la peau studieuse du lait

remontent les oreilles d'une autre nuit

tombent mélancoliquement dans celle- ci

 

 

http://meriamr.m.e.pic.centerblog.net/868e86aa.jpg

Source

 

 

 

 

Bénédicte

 


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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

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