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Publié par Laura

 

 

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« L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. »


Amin Maalouf


Ecrivain francophone d’origine libanaise


 

Cette phrase me parait s’appliquer parfaitement au roman Magnus, puisque tout au long du roman celui-ci aura des appellations différentes comme : Franz-Georg Dunkeltal p27, Franz Keller p29, Felix p53, Adam Schmalker p54, Magnus p105.


Vers le milieu de la page 105, May demande à Magnus de lui expliquer qui il est, il « sourit, d’un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. [..] Mais il se sent un défroqué – de son nom d’emprunt, de sa fausse filiation -, avec, pour toute identité de remplacement, le nom d’un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie.

Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d’entrer enfin dans l’âge d’homme. » p106


Ainsi Magnus peut enfin avoir une nouvelle vie, il peut enfin devenir un homme et ne plus se demander comment il s’appelle.


Mais au fragment 27, lorsque frère Jean lui demande son nom, ce dernier lui répond : « J’ai oublié. ». Dans la nuit qui suit cette réponse, Magnus qui se trouve sur le sol « n’écrit pas les lettres de « Magnus », mais celles d’un autre nom qui lui est totalement étranger. ». Le lendemain matin, par inadvertance Magnus a effacé le prénom qu’il avait écrit, « [i]l ne distingue plus qu’une lettre : un L ». L’identité est très importante, sans elle on perd tous ces repères.


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philippine 04/06/2012 13:46


superbe citation!