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Publié par Jakez

 

Tous des sauvages ?

 

1761 :  Voltaire publie les Entretiens d'un sauvage et d'un bachelier.

 

2013 : Les lycéens d'i-voix en proposent une nouvelle version

où les deux contradicteurs débattent du bien-fondé de l'exclamation "Tous des sauvages !"


 Entretiens Sauvage Bachelier

 

Dessin de la couverture : Bébé Voltaire par Megan i-voix

 

 

 

Un ambassadeur français en Ethiopie amena un jour où il rentrait en France un vieux sage Massaï qui parlait fort bien français. Le Ministre des Affaires étrangères eut la chance de dialoguer avec lui de cette manière.


LE MINISTRE


Mon cher ami, vous aurez entendu, je présume, parler de l’exposition à la belle abbaye de Daoulas en Bretagne, ayant pris pour titre cette exclamation : « Tous des sauvages ! » ?


LE VIEUX SAGE


Des échos m’en sont effectivement parvenus, et je dois avouer que j’en prends le parti, car chacun est sauvage selon l’œil qui le regarde.


LE MINISTRE


En quoi, monsieur, pouvez-vous affirmer que nous Français sommes aussi sous-développés que vous, nomades africains. Nous avons, nous, l’eau courante, l’électricité, des voitures, des avions et d’autres choses qui montrent notre haut degré de civilisation.


LE VIEUX SAGE


Mais, cher ministre, si le degré de civilisation se calculait à la simple possession de technologies et d’argent, votre Dieu serait bien primitif ! Il est évident que si un homme est pauvre de quelque chose il sera riche d’une autre. Avez-vous la sagesse, vous occidentaux, de respecter et d’aimer la nature ? Nous, « sauvages », l’avons. Avez-vous connaissance, vous occidentaux, de comment survivre dans le désert ? Nous, « sauvages », l’avons. Votre analyse si peu pertinente témoigne de votre ignorance et de votre ethnocentrisme.

 

(..)


 

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MLB 30/10/2013 17:35


Très joli !


Dommage que ce ne soit pas signé !

... 30/10/2013 15:33


 


Je plane dans un mélange mélancolique de solitude et de tristesse. Les yeux vagabondant parmi chaque souvenirs de cette
pièce, un désespoir heureux de cette vie qui m'affaiblit. Comment tant de jours à rire et à s'embrasser ont-ils pu devenir une haine tellement puissante que les larmes parfois n'en sortent même
plus. Aujourd'hui je n'entend plus que le vent qui souffle derrière les murs. Je me retrouve seule, au milieu de toutes ces poussières, paillettes dans la lumière. Une brume constante dans mon
espace, éclairée par ce rayon de soleil qui traverse un lieu abandonné. Mes pensées s'engouffrent... Mes douleurs et mes peine resurgissent. Mon regard est troublé par des larmes qui résistent.
Mon esprit déchiré s'apaise mais mon cœur se noie dans cette fatalité. Je ne trouve plus le goût de cette existence qui pourtant a bouleversé mon être.


 


 


 


L'image d'une ombre sur un mur, projetée par la lumière de la lune. Un battement de cils, un brouillard de fumée qui se
perd entre mes lèves. Un murmure dans la nuit qui brise le silence de la pénombre. Un frisson qui me parcoure, dans la fraîcheur de l'automne.