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Publié par Margaux.S

South Central ils sautent. La tranche, le liseré de leurs skates se dessine , trace dans le film relevé aux exrémités de la planche, du board .

 

Il arrive en glissant la bande freine en cabrant, lâche le pied , envoie le skate voler en l'orientant du pied du talon, l'entrée en l'air se fait à trente pour cent, à trente degrés. Il lève les bras au ciel, il a marqué! Le flic constipé de Bevely Hills approche arrive dans son 4x4 blindé noir.

 

Ils sautent les uns après les autres sur la rambarde sur l'ombre le velours de béton filmé de l'escalier dans le parking de Beverly Hills. Se fait mal, passe la main sur le bas de son dos, ramasse son skate, remonte l'escalier. Ils tombent, s'étalent, s'étirent, s'écartent, les skates fusent à travers les quatre coins les deux angles à gauche de l'écran. Le flic vient les faire chier.

 

Ce poème est celui que je préfère dans le recueil car je trouve que chaque mot a une image, on a l'impression en le lisant de regarder un film ou même d'être derrière la caméra, d'avoir les skateurs en face nous. De plus je le trouve très entraînant , on ressent l'action ; d'ailleurs, je pense que c'était le but de l'auteur, car il utilise l'énumération : "s'étalent , s'étirent, s'écartent" avec allitération en "s" et "t" et assonance en "é", ce qui provoque une impression d'accélération. Enfin , le jeu de mots du "flic constipé qui vient les faire chier" m'a plu!   

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