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Publié par Margaux.S

je partirai d'un bloc de terre, j'aurai

les mains sales, mouillées, je me passerai un

doigt sur la figure au pourtour des yeux

inondables. Je partirai d'un bloc de pierre,

j'enlèverai des morceaux au hasard, je creuserai

des tunnels, un angle, trois soupirs. Je

rejoindrai un centre approximatif, mes mains

dans le seau boueux, en peine de matière.

Je partirai de l'homme et curieusement

tout deviendra facile

 

 

~~~~

 

 

      Ce poème est celui qui m'a le plus marquée car il est riche, particulièrement bien écrit et très intéressant.

      Tout d'abord, il est extrêmement imagé et presque entièrement métaphorique. En effet, au début de la lecture, il est impossible de  comprendre de quoi il s'agit, où l'auteur va en venir. Ceci apporte une énigme au texte et l'embellit.

      De plus, nous rencontrons le champ lexical de la matière, de la dureté dans les mots "bloc de terre", "bloc de pierre", "morceaux", "creuserai", "tunnels", "boueux" ou encore "matière", provoquant de multiples sensations telles qu' une impression de souffrance, d'isolement et de malaise, ce qui renforce la puissance de ce texte.

      Pour continuer, nous ressentons à travers ces mots une réelle poésie, grâce à l'attelage "je creuserai des tunnels, un angle, trois soupirs" par exemple.

      Enfin, la phrase qui vient clore ce poème, "je partirai de l'homme et curieusement tout deviendra facile" est très surprenante, elle vient tout à coup donner un sens à ce texte, permettant d'associer à sa vraie identité, les images qui se sont bousculées dans notre tête durant ces quelques lignes.

 

 

      Ceci m'a procuré une grande satisfaction!

 

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