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Publié par Maëva

ACTE II , SCÈNE 4

 

LE DUC. La Cibo est à moi.

LORENZO.  J'en suis faché.

LE DUC. (étonné) Pourquoi ?

LORENZO. Parce que cela fera tort aux autres.

LE DUC. (d'un air fort blaséMa foi, non, elle m'ennuie déjà. Dis moi donc, mignon, quelle est donc cette belle femme qui arrange ses fleurs sur la fenêtre ? voilà longtemps que je la vois sans cesse en passant.

LORENZZO. Où donc ?

LE DUC. (excité, mais surtout intrigué) Là bas, en face, dans le palais.

LORENZZO. (faisant mine de ne rien savoir) Oh ! Ce n'est rien.

LE DUC. (les yeux lui sortant de la tête) Rien ? Appelles-tu rien ces bras là ? Quelle Vénus, entrailles du diable !

LORENZO. C'est une voisine.

LE DUC. Je veux parler à cette voisine-là. Eh ! parbleu, si je ne me trompe, c'est Catherine Ginori.

LORENZO. (quelque peu agacé) Non.

LE DUC. Je le reconnais très bien ; c'est ta tante. Peste ! j'avais oublié cette figure-là. Amène-là donc souper.

LORENZO. Cela sera très difficile. C'est une vertu.

LE DUC. Allons donc ! Est-ce qu'il y en a pour nous autres ?

LORENZO. Je lui demandrais, si vous voulez. Mais je vous avertis que c'est une pédante ; elle parle latin.

LE DUC. (Prenant Lorenzzo par le dos et lui faisant signe d'avancer) Bon ! elle ne fait pas l'amour en latin. Viens donc par ici ; nous la verrons mieux de cette galerie.

LORENZO. (avec un air malicieux)Une autre fois, mignon - à l'heure qu'il est je n'ai pas de temps à perdre - il faut que j'aille chez le Strozzi.


jeune femme au balcon

Jeune femme au balcon.

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