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Publié par Antoine

                                      

 

 

Tout au long de la pièce, le décor a évolué en même temps que la personnalité de Hanouan.


Au commencement, un appartement sobre, des cartons à peine déballés, un lit, un téléphone et un ordinateur. Pas de meubles, uniquement  l'indispensable et l'utile. Cet environnement, qui est un peu le miroir de la conscience d'Harwan, va se transformer en cabine photomaton en chambre d'hôpital à Montréal puis d'hôtel à St Pétersbourg, pour finir par devenir sa propre prison. En effet, lorsqu'il apprend au moyen du téléphone que c'est bien lui, et non son père, qui a été plongé dans le coma, il essaie de toutes ses forces de sortir du décor, du corps qui retient son esprit prisonnier. Il voit sa soeur, son père à son chevet mais ne peut leur parler. Plus sa rage et son désespoir augmentent, plus le décor se charge de nouveaux éléments, plus sombres, changeants. Il est totalement modifié et prend une dimension beaucoup plus poétique - et terrible - quand Harwan utilise la peinture pour exprimer sa douleur, sa solitude. Enfin, le décor de la dernière scène n'est plus du tout ce qu'il était auparavant. Bariolé, tailladé, saccagé, il est devenu un lieu monstrueux et inquiétant, au creux duquel se blottit Harwan, épuisé et seul.

 


                                                          

 

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M


Très intéressant.



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