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Publié par Juliette V.


Tu cherches la vérité dans les questions les plus complexes.
Tes épaules sont fortes, mais lourdes.
Elles ne supporteront pas le poids du monde qui court.
Tu aimerais, mais tu ne peux que rester là, immobile.
Ici, tout le monde te dévisage. Chacun s'observe en silence.

Il te reste l'illusion d'un aller sans retour.
La liberté est comme ta poésie, absolument inexistante.
Crois-tu que tu vis quand tu penses ?
Que leur cruauté t'a rendu naïf...
Tu crois admirer des hommes, mais tu les adules comme un caniche.


Les hauts chuchotent des mots qui nous brûlent la bouche.
Nos rêves trop utopiques deviennent des supplices.
Que sommes-nous sinon esclaves de leur dictature ?
Que faisons-nous sinon une overdose de leurs paroles ?

On se noie aux aiguilles de la pendule qui s'affole.
Dans cette ivresse, la douleur semble prospère...
Nos corps las demeurent ivres morts.
Puis se déchirent jusqu'au prochain deuil.
Il n'y a plus que notre respiration pour nous prouver que l'on existe.


Les secrets du haut sont puissants face à la cécité du bas.
Les artistes sont désormais plus véridiques que la justice.
Celle-ci se prend pour pédagogue mais obscurcit la différence ethnique.
Une vague tremble au profond de chaque homme.
Les seules lumières qui brillent sont les yeux d'une femme naïve.

 


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Bénédicte 22/06/2013 11:55


Quelle poète !