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Publié par ankita

Où sommes-nous ? Où êtes-vous ?

 

Ces deux questions ont retenu mon attention. Elles ont été dites à pluisieurs reprises par tous les personnages sauf les trois femmes qui priaient. Ces questions m'ont donné un sentiment d'incertidude qui effectivement pour moi en tant qu'aveugle, sont des questions qu'ils doivent se poser régulièrement. Il est vrai que lorsque nous sommes privés d'un sens dont le cas était ici la vue, on s'en remet aux autres sens qui prennent alors plus d'importance et se développent de manière à compenser le sens perdu. L'interprétation des hommes et des femmes se retrouve dans le ressenti d'une vie d'aveugle. Lorsque la vue nous est interdite, on imagine avec les sens qui nous restent ce qu'il y a autour de soi,  comme le temps qu'il essayaient de déterminer entre la nuit et le jour. Les sensations qui permettent de concrétiser l'image comme l'évocation du soleil que semblait sentir certains personnages. Le bruit aussi y joue un rôle conducteur parmi les sens, par exemple les vagues ou les oiseaux qu'ils entendaient près d'eux. Finalement, tous ces sens sont parfois négligés quand on possède la vue, car celle-ci récupère plus de la moitié des informations. Pourtant, et si un jour on se retrouvait dans la même situation que l'une des femmes de la pièce, qui elle avait vu avant et qui demeurait par la suite aveugle ? Comment réagirions-nous à leur place ? Serions-nous à nous poser les mêmes questions ? Verrions-nous nos autres sens prendre plus d'importance ? Que serait alors notre vie sans l'un de ces sens ? A vous d'y réfléchir et de voir si ça pourrait être à vous que cela arrive. Quel comportement auraient vos proches à votre égard si vous deveniez en quelque sorte invalide ?

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