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Publié par Nolwenn

Les mâcheurs de lys

ont  tracé rivières

et déserts

aux creux des mains

qu'on leur tendait

     Avec la serpente des morts

    on passe avec

    l'étrange bougie

 

     bourrant nos poches

     de noix d'argile

         La blessure donne les images

         mais s'éveille sans mots

         la blessure engendrée par l'énigme

            La rivière claque

            ses signes la délabrent

            combien de temps peut noyer 

            un caillou 

   On la cloue sans glisser l'oeil

  on lui donne un adieu de

bois et d'incrustations

et d'eau par gouttes

 on chante comme

  les bêtes tristes

    on lit toute une vie

      dans la langue des chiffres

la pluie a cédé toutes les odeurs

j'ai pourtant peine à discerner

ce lieu où crie où ripaille

le temps: bonne chère

des vautours de roc

à regarder les pettes

que blanchissent les songes

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