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Publié par inekil

      Vous marchez dans cette rue, la rue Danton. Votre air semble fatigué, un certain regard absent ... On sait que vous êtes inquiète à l'idée d'aller là-bas. Ce n'est pourtant pas une mauvaise chose : il faut effacer tout ça. Vos traits sont secs, votre gorge serrée. Dans vos yeux se trouve une certaine haine, mais seulement d'aujourd'hui. Vos mains sont moites et tremblantes, c'est cette musique que vous écoutez en boucle qui vous retient debout : " Hey You " des Pink Floyd, chanson qui vous tient énormément à cœur, et on sait pourquoi.

 

     Je marche dans la rue et je ne sais pas quoi penser. Je transpire, j'ai froid, c'est bientôt l'hiver. Dans la rue les gens semblent heureux, je me demande quelle est leur vie. Qu'ont-ils fait ? Et pourquoi me regardent-ils de cette façon ? Peut-être simplement de la paranoïa...

Moi, je me dirige là-bas, en me rappelant.

 

" Hey you,
Out there on the road,
Always doing what you're told,
Can you help me?
Hey you,
Out there beyond the wall,
Breaking bottles in the hall,
Can you help me?
Hey you,
Don't tell me there's no hope at all.
Together we stand, divided we fall. "

 

     Et je songe à demain.  La vie peut être belle, même en ces jours de mémoire, et même si les cœurs sentent ce vide, cela ne les empêche pas d'exister. Tout à l'heure sera un autre monde, de nouveaux esprits, et je pense qu'un poids s'enlèvera de ces lourdes années passées dans un doute permanent.

 

     Pendant cette longue méditation que vous répétez dans votre tête sans aboutir à rien, vous arrivez sur le port. Là, vous vous arrêtez et regardez la mer : un souffle. Votre air semble plus détendu qu'il y a vingt minutes, mais ce regard perdu reste encore... On sait que vous êtes inquiète à l'idée d'aller là-bas. Ce n'est pourtant pas une mauvaise chose : il faut effacer tout ça. Vos lèvres sont bleues, votre peau frissonnante. Dans votre respiration se trouve de l'appréhension, mais seulement d'aujourd'hui. Vos épaules sont voutées, votre tête baissée, c'est cette chanson que vous écoutez qui vous retient debout, et on sait pourquoi.

 

     Sous ce ciel bleu et léger, la lumière pesante parvient à me retourner l'estomac, il faut se reprendre, tout ce monde est innocemment coupable et nous savons pourquoi.

 

     Il m'avait simplement demandé de fermer la porte. Ce n'était pas ma vie. J'y repense en ayant pour but de lui faire comprendre que quelques phrases ne sont pas simples à écrire. Pour suivre sur une vie passée et sur la mienne qui ont été pour moi comme une sorte de rêve, un passage qui n'a pas eu lieu d'exister, je continurai à me livrer afin qu'ensemble nous réussissions à dévoiler cet incroyable mystère.

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