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Publié par Lucie

 

 

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Nos pieds nus sur le pavement de pierre

au bord d'une baie où fléchissent nos gestes, 

l'oeil poreux pénétré des premières humidités, 

les clartés aplaties...

 

Nos ventres pris dans les mailles de la vallée, 

la chaude haleine de l'herbe, 

conque d'hiver dans l'été...

 

Ainsi s'émiette notre présent,

nos corps libérés des peesants lacis d'ombre

 

 

 

J'associerai ce poème  de la page 17 à celui d'Arthur Rimbaud, Aube :

 

 

 

 J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins: à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors, je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

 

 

 

Ces deux poèmes évoquent une promenade et nous donne l'impression d'être en plein milieu de la nature, au soleil. Ils ont aussi tout deux une chute à la fin du poème.

 

 


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Léa 14/02/2013 21:16


Super article ! ;)