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Publié par Jeanne

 

L'aparté rajouté ci-dessous se situe au début de la Scène dernière de l'Acte III, de la comédie de Marivaux intitulée Le Jeu de l'amour et du hasard.

 

Précédemment, Dorante a annoncé à Silvia qu'il partait, pensant que cette dernière ne l'aimait pas. Il finit par revenir et lui déclara que peu lui importe son rang social ou sa fortune puisqu'il l'aime. Ces paroles étaient celles que Silvia attendait pour mettre fin à la supercherie et lui dévoiler l'entière vérité.

 

 

Scène dernière

MONSIEUR ORGON, SILVIA, DORANTE, LISETTE, ARLEQUIN, MARIO

 

SILVIA. Ah, mon père, vous avez voulu que je fusse à Dorante ; venez voir votre fille vous obéir avec plus de joie qu'on n'en eut jamais.

DORANTE. Qu'entends-je ! vous son père, Monsieur ? (À part.) Je n'ose y croire. Ainsi, l'idée que j'eus pour l'examiner un peu sans qu'elle ne sût ma véritable identité la traversa aussi ! Quel esprit adroit ne possède-t-elle pas ! Ô joie ! Puisse-t-elle dire qu'elle ne me hait point mais qu'elle m'aime et m'aimeras ! Serais-je assez sot pour me permettre de céder à des transports si doux ?

SILVIA. Oui. Dorante, la même idée de nous connaître nous est venue à tous deux.

 

(...)

 

http://www.lechorepublicain.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/1083424.jpegLe Jeu de l'amour et du hasard, version mise en scène par Xavier Lemaire, 2013

 

 

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