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Publié par Florine

    

    Et donc, les coïncidences sont très présentes en ce moment dans ma vie palpitante.

    En parcourant le groupement de texte de MLB, je me suis aperçue qu'il y figurait deux poèmes du même recueil : Gaspard de la nuit. Or, je me suis rappelée que Ravel avait composé quelque chose du même nom. En cherchant un peu mieux, voilà ce que j'ai trouvé :

    Gaspard de la nuit est un recueil d'Aloysius Bertrand auquel celui-ci consacra sa vie entière sans avoir l'occasion de le publier. Mais il le sera tout de même à titre posthume en 1842.

    Près d'un demi-siècle plus tard, en 1908, Maurice Ravel décide de s'inspirer de ce recueil et compose un tryptique pour piano du même nom à partir de trois poèmes : OndineLe Gibet et Scarbo.

    Voici donc Ondine, celui des trois que j'aime le plus, avec son adaptation interprétée par Martha Argerich. Je sais que c'est un peu long et que ce n'est pas forcément le style de musique que vous écoutez, mais j'espère que vous aimerez !

 

 



ONDINE

— « Écoute! — Écoute! — C'est moi, c'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi.

« Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.

« Écoute! — Écoute! — Mon père bat l'eau coassante d'une branche d'aulne verte, et mes sœurs caressent de leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénuphars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et barbu qui pêche à la ligne. »

*
* *

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son anneau à mon doigt, pour être l'époux d'une Ondine, et de visiter avec elle son palais, pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle, boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisselèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

 

 

 

 

Sources :

 Wikisource

Youtube

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Martha 30/11/2010 17:16



beau travail ! très agréable à lire et à écouter.