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Publié par katy

 


Voltaire

 

Après une longue absence, il a repris le chemin de l’écriture pour Candide, un récit fictif assez dramatique ! L’occasion pour Voltaire de peut-être renouer avec Jean-Jacques Rousseau.


Journaliste :

 

« -Bonjour je me présente, je suis Ella Failahune, donc aujourd’hui nous sommes avec Voltaire pour parler de son roman. Pouvez-vous nous présenter brièvement votre livre Candide ?

 

 

Voltaire :

-Alors, Candide est un récit fictif où je me moque du courant philosophique où on magnifie l’optimisme. C’est un livre dramatique autour de Candide qui vit dans un monde livré au mal, son existence ne sera qu’une suite de malheurs : Il commence par assister à une bataille en hollande, puis à un tremblement de terre, le navire fait naufrage et ça jusqu'à la fin, il est victime de malchance.


-Qu’avez vous voulu dénoncer à travers cette œuvre ?


- Tout au long de ce roman, qui est un conte philosophique, je critique implicitement l’Optimisme, la Religion et ses représentants. En effet, le lecteur attentif remarque que j’ai créé un certain affrontement entre l’Optimisme, qui est personnifié par Pangloss, et le Pessimisme, qui est personnifié par Martin… l’un ne pouvant pas prévaloir l’autre.


-Pouvez-vous nous expliquer ce que vous avez voulu dire à travers le personnage de Cunégonde ?


- Cunégonde est la fille du baron de Thunder-ten-tronckh. En intégrant son personnage à ce conte quelque peu épique, je cherche à démontrer que les femmes ne sont que des sources d’ennuis. Le renvoi de Candide du château en est un très bel exemple. Rappelons que je me sers beaucoup de sources antiques et qu’une femme d’une très grande beauté nommée Hélène était la cause de la Guerre de Troie et de sa décadence. C’est une fois encore, un argument assez dépréciatif contre les femmes.


-Et à travers le personnage de Cacambo ?


- Il est un des rares personnages à donner des conseils utiles à Candide, avec la vieille et Martin. Il a apparemment beaucoup d’expérience car il sait quoi faire en toute circonstance. Je veux que le lecteur tire une leçon de mon conte : il vaut mieux cultiver son jardin et trouver sa propre harmonie plutôt que de s’occuper de celle du monde et de philosopher sur celle-ci.


- Qu’est ce qui vous a conduit à l’écriture de Candide ?


- Ce qui m’a poussé à écrire mon livre est le rire et le fait de dénoncer, j’ai dont commencé mon roman par une parodie du premier chapitre de la Bible (la Genèse, Éden dont l'Adam est ici Candide et l'Ève qui le séduira Cunégonde, et dont Candide sera bientôt chassé), met en place la référence à un premier jardin, à un premier paradis, qui servira de référence constante à la quête du héros. Le château, symbole pour Candide du bonheur, sera par la suite une référence déterminante pour son apprentissage, jusqu'à sa duplication finale dans la métairie orientale. Je voulais que les gens arrêtent de se poser des questions métaphysiques car il n'y a pas de réponse. J’ai donc montré à travers Candide que c'est le travail qui contribue à l'amélioration et au bonheur du monde.


- L’interview va donc finir sur cette question : On dit que vous êtes en conflit avec Jean-Jacques Rousseau. Est ce vrai ? Pourquoi ?


- Oui je suis en conflit, ce conflit c’est produit Lorsque Jean-Jacques Rousseau m’a envoyé cette année (1755) son Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes, où il vante l’état de nature comme idyllique et la société comme corruptrice, je lui retourne en guise de remerciement une lettre où je termine en l’invitant à venir chez moi à Genève boire « du lait de nos vaches et brouter nos herbes ».

Je suis un peu anticlérical, et je ne manque pas de dénoncer l'intolérance lorsqu'elle est le fait des catholiques je prend de haut la manière dont mon cadet dénonce dans le Discours sur les sciences et les arts le raffinement aristocratique que lui-même chérit tant. Je reproche surtout à Rousseau d'avoir abandonné les cinq enfants qu'il a eus avec Thérèse Levasseur.

 

- Merci beaucoup pour ces explications enrichissantes mais Axel Air mon collègue a également un interview ensuite avec justement Jean Jacques Rousseau. Je vous laisse avec Ray Clame qui va vous prendre en photo pour l’interview, à bientôt.

 


- Je préfère partir avant que Rousseau n'arrive, merci au revoir. "

 

 

 Source

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M

Trop drôle à la fin !


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M

Et chute savoureuse....


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M

Très réussi : vous avez su bien exploiter vos informations et vos réflexions pour donner l'impression d'une vraie interview et la rendre très instructive.
Présentation soignée : le "bandeau" journalistique + la photo.


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B

J'en fais moins qu'avant quand même =o


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K

oups...
je vais jeter un coup doeil lol


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J

Pas mal du tout :D J'aime beaucoup le style d'écriture, même si les fautes d'orthographe m'ont toujours dérangé .. ( demande à Barbara :p )


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