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Publié par Fiona

 

Le poème que je préfère est celui de la dix-neuvième page.

 

Il enchaîne des phrases et des phrases, parfois sans point de séparation.


En fait, c’est un poème liste où le poète note seulement toutes les phrases entendues autour de lui, ou lus sur des panneaux, lors d’un trajet familial pour rejoindre un lieu de vacances. Entrecoupées de paragraphe de réflexion. On retrouve ce mode d’écriture plus loin dans le libre, comme à la quarante-huitième page.


C’est étonnant, car à la fois les personnages de la famille s’expriment dans le texte et sont donc présent, et en même temps, ils disparaissent dans les lignes, puisque qu’il n’y a jamais d’indication sur qui a prononcé telle où telle phrase.


Non seulement ça plonge le lecteur dans l’intimité d’une famille, mais ça renvoi aussi à ses propres souvenirs, des souvenirs de vacances, sur la route.

Pour finalement se dire, que même ces instants pénibles, passés à crever de chaud sous l’habitacle d’une voiture embourbée dans les bouchons, aux côtés d’un cadet qui vous prend le chou ou d‘un aîné qui ne fait que ronchonner, sont des instants précieux et attendrissants.




la joie des vacances...


« On peut aller à Lidl qu’est-ce que tu fais c’est mon cahier aïe i m’a mordu le doigt lui t’es un

 hamster ou quoi mon cahier de littérature votre solution immobilière eh on se calme c’est de la

 torture Charles pas d’bol Jean-Paul pas d’bol Léandre ça rime même pas Adèle t’as rien d’autre

 à faire Charles j’peux même pas te parler ça m’énerve ça serait bien que tu me dises ce que tu

 fais qu’est-ce que tu notes papa tout ce qu’on dit eh bien je te dirai plus jamais rien. »


 

Bien répondu.

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