Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par elena


 

Il était un après-midi de plein été quelconque. J’étais devant de la fenêtre en observant les gens qui passent là-bas dans la rue. Tous semblaient ainsi heureux. Même si j'étais loin d'eux, je pouvais voir la joie dans leurs yeux. Je pouvais entendre une musique légère, joyeuse. J'avais compris qu'elle était le symbole de ce bonheur là qui se dégageait dans la rue. Et moi, j’étais ici, dans ma chambre, le même lieu où je me trouve maintenant à raconter cette histoire. Et je me rends compte que depuis ce jour là rien a changé dans moi. Ici dans ma chambre on respire la même atmosphère qu’il y a trois ans. Le silence couvrait touts les bruits, les coups de marteau, les froufrous qui pour la première fois dominaient ainsi distinctement mon cerveau, qui se trouvait emprisonné en mon crâne comme un secret gardé dans un boite en ferre. Je l'ai dit,c'était la première fois que je étais soumise au contenu de ma tete si clairement et il n' attendait rien  d'autre que  de sortir dans ma conscience. C'était une période où je venais de passer des événements difficiles. Mais j'avais encore un pressentiment, comme si le pire n’était encore passé. En effet le temps ne me donnait  même pas la chance de réfléchir à ça. Le téléphone a sonné. Voilà la nouvelle de ma mère qui venait d'avoir un grave accident  de voiture Alors c'était plus facile  de  tout.comprendre  Le temps m'avait préparée en avance à ça, non seulement à cet accident, mais à tout ca qui m'attendait dans ma vie. Ce jour d'été là a été très significatif dans ma vie. Il a marqué quelque chose, je ne sais pas  bien  l'expliquer, mais il a marqué le moment d'une réalisation imprévue, soudain, d'une révélation de quelque chose sur qui je n'avais jamais réfléchi . C'est comme si j'avais eu une épiphanie comme celles-là des personnages de Joyce que j'ai étudié. Tout m’était clair maintenant. La musique joyeuse là bas dehors, le silence ici dans ma chambre, celle-là qui est devenue le lieu préféré des pensées négatives qui se sont installées dans moi. Vous ne devez pas préoccuper pour ma mère, aujourd'hui elle est dans la cuisine qui me prépare le déjeuner. Mais ce jour-là m'a éffacé le brouillard qui se trouvait devant mes yeux. Ce jour-là a marqué le moment dans ma vie dans lequel j'ai compris que la vie n'aurait pas  été en rose, ce jour-là a été le réveil d' un monde fait en rêves, il a été l'entrée gratuite à une vie désenchantée, où il faut abandonner chaque espoir dehors. Voilà la première page de mon histoire, une page riche de négativité, de douleur, mais c'est la bonne manière de commencer une histoire négative qui raconte une vie qu'il faut lire dans une optique aussi négative.


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article