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Publié par Solenne


 




  Quand cette impression de me sentir si petite dans un monde si grand, d'être dépassée par les évènements m'angoisse, ou alors juste quand l'envie me prend; je me remémore les quelques souvenirs qui me restent de cette semaine.


 Cette époque où le joli voile de l'innocence et de l'insouciance nous protège de cette vie pleine de "grandes personnes" qui elles mêmes sont pleines de "grands problèmes",  cette époque où je ne pensais qu'aux amoureux, qu'aux moments passés avec mes meilleures copines, qu'à apprendre correctement mes tables de multiplications ou les règles de grammaires, me manque.


Je ressens souvent cette impression en écoutant quelques vieilles chansons sur mon ipod durant l'interminable route qui sépare, mon très cher lycée de mon  si beau patelin d'enfance. C'est sans me rendre compte, que je laisse mon esprit bercé par un sentiment qu'on appelle couramment la nostalgie naviguer à travers ces quelques souvenirs si lointains.



Ca a commencé sur le quai de la gare de Brest, un jour de mars, deux semaines avant les vacances de Pâques, une foule de "grandes personnes" s'agitaient dans tous les sens pour nous dire au revoir, à nous, leurs chères petites têtes blondes qui allaient seules affronter la blanche neige des montagnes des Pyrénnées.


Le sentiment d'admiration qui me parcourait en apercevant le relief que les montagnes  dessinaient à travers la vitre du train, la stupéfaction de pouvoir être à quelques mêtres de vrais ours bruns, l'expression qui apparaissait sur le visage de ma maîtresse quand elle se faisait draguer par notre chauffeur de car, la façon qu'avait Ewen de nous faire rire, la gène de laisser ses copines apercevoir son cher et tendre doudou, l'excitation d'aller pour la première fois sur le haut d'une montagne pour ensuite la descendre en  faisant du "chasse neige" sous la suveillance de professionnels, la fierté que je pouvais ressentir en enfilant ma combinaison de ski (rose bonbon), la joie d'être avec mes incontournables camarades de classe qui me connaissaient depuis le CP, le sentiment de supériorité qu'on pouvait avoir sur les "petits de CM1", la passion de l'apiculteur pour l'apéro (enfin pour ses abeilles plutôt), du conteur pour ses vieilles histoires pleines d'intrigues, la frustration d'être loin, très loin de ses proches, mais surtout le sentiment de se sentir "grand" pour la première fois, me rechauffait le coeur.


Ca s'est finalement terminé sur le quai de la gare de Brest, un jour de mars, à une semaine des vacances de pâques, la foule de "grandes personnes" était toujours là comme si elle n'avait pas bougée durant ces huits jours d'expédition.Tous ces sentiments qui me rappellent ce petit village d'Aragnouet m'aident à passer le temps de ce trajet  quotidien qui devient alors beaucoup moins interminable.


Parler de moi c'est  une chose que je n'ai jamais faite, alors que me remémorer ma classe de neige, qui est un vrai conte de fée, ça, je l'ai fait plus d'une fois.




 

 

 

 

 




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J'adooooooooooooore la chanson, R me l'avait envoyé *.*
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