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Publié par Caroline


Un
tintement de pièces sur la table claire
la jeune femme m'adresse alors les yeux
se lève d'un souffle emporte sa question
je regarde sa ligne de vie s'enfuir
vers la ville qui la boit de tous ses pores
la Seine coule sous ses pas c'est novembre
il est quinze heures et mon téléphone sonne
le douze un instant la douceure dure encore
je ne sais pas qu'une lettre la sépare
de ce que la voix à l'autre bout me tend
vertige vertical bord de langue - tombe
la douleur
sans mots dents cassées sinon ceux-là d'un coup
pourquoi a-t-Elle pris vos yeux ai-je dit
muet à celle qui n'était plus que de dos
?





Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai choisi ce poème. C'est peut être celui qui m'a le plus marqué, car je le trouve léger. Il parle d'un instant précis, mais un instant où l'on a l'impression que tout s'arrète autour de nous, un instant court mais marquant. La description qui y est faite nous donne l'impression d'y être.


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boris 30/03/2009 15:55

we on si retrouve facilement dans ces rimes.

Sophie 26/02/2009 11:17

J'ai aussi beaucoup aimé ce poéme . =]