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Publié par Emmanuel

J'ai voulu associer ce poème du recueil Aval de Denis Rigal :

je ne commence nulle part
ni aux lentes moraines broyées
poussées à force vers l'alpage
sous la très vieille tiède nuit
qui gronde et se souvient
trilobite et térébratule dent de requin
mammouth pétrifié restes de feux
et de festins vulves gravées sur l'os
pas dans le sable et crânes
défoncés, enfants ou soldats,
c'est tout un : Chronos mesuré
au sang obscur des femmes, et enfin apaisé.
je ne serai jamais plus mort
que tous ceux-là, roulé
dans la même bouche débourbée
qui vomit sont chaos de granit
et chardons, jonquilles et géodes
( qui les verra ? )
et la gentiane des marais
dont l'indigo est insondable.



à cette chanson de Noir désir, le vent nous portera
:




J'ai choisi d'associer ce poème à cette chanson car j'ai le sentiment que le vent de la chanson est à l'image du temps dans le poème. Ces éléments puissants font tout disparaître et emportent la vie.
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Logan 16/02/2009 22:26

j y aurais pas pensé mais c est genial :) et la chanson superbe