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Publié par Fiona

 

 

 

 

LE MENAGE POETIQUE
Préface de l'auteure

 

 

 

A toi cher lecteur,

A toi cher lecteur qui rêvasses doucement assis à ton bureau faiblement éclairé par l'ennui, à toi à qui l'on a fourré ce recueil entre tes mains innocentes n'ayant pas réclamé la corvée d'une lecture poétique, à toi cher lecteur qui te nourris de la flemmardise comme d'une gourmandise, à toi cher pour qui la poésie n'est que la récitation de lignes mélodramatiques sous une menace professorale dans ta scolarité tragique, à toi cher lecteur qui hais la poésie, je vais tenter d'expliquer pourquoi tu dois lire ce recueil et non le ranger dans la poubelle qui siège juste à côté.

D'abord, sache, mon cher, que la poésie n'est plus ce qu'elle était avant. Ce n'est plus les impérieux poètes couronnés d'alexandrins, de mètres, de tercets, de diérèses et de dizains, qui en sont les maîtres. Eux, ils sont décédés, enterrés, presque oubliés - presque. Ce recueil comme son nom l'indique est là pour donner un coup de plumeau sur la poésie. Et par la même occasion aux nombreux clichés qui se promènent dans ta boîte crânienne. La poésie, ce ne porterait que sur les rêves éphémères et la mer, sur l'amour grandiloquent et gnangnan, sur Venus, les libellules et Hercule ? Non ! Ici des poèmes sur une petite cuillère, un rasoir électrique et un fast-food tu trouveras (aux pages 20, 33 et 47 précisément). La poésie serait enchaînée aux lois des vers, des rimes, des mètres et des hémistiches ? Non et non ! Ici une poésie libre avec les ailes de la prose il y aura. La poésie serait l'un des instruments de torture de ces chers professeurs qui laissent des marques traumatisantes dans la petite enfance ? Non, non et non ! Ici lire chez toi, chez ta grand-mère, dans ta salle de bains, au petit coin, tu pourras ! Ici : non à la poussière des siècles en vers !

 

 

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