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Publié par Fiona

JULIEN PARME de Florian Zeller 

 

   Je voudrais présenter un livre que j’ai pas pu lâcher avant de l’avoir finit. Ok, ce n’est pas de la poésie. Mais presque. Celle particulière d’une « insolente fureur de vivre. »

 

    « Avec l’humour et le panache de ses quatorze ans, Julien Parme nous entraîne dans une fugue picaresque et jubilatoire où résonne les vertiges et les doutes des premiers instant de liberté. » Voilà ce que dit la quatrième de couverture.

 

    Mais je vais laisser parler le principal intéressé pour vous en donner une vague idée :

 

 Une réflexion philosophique :

 " Je lui demandais ça pour gagner du temps. Parce que  je savais très bien de quelle fille il parlait : il y avait quand  même pas dix mille filles avec lesquelles j'avais rendez-vous, vu
qu'il n'y en avait qu'une seule et qu'en plus, j'avais pas rendez-vous avec elle - mais je voulais un peu l'embrouiller pour avoir le temps de lui fournir une bonne excuse. Ce qui est embêtant avec les gens, c'est qu'ils vous poussent toujours à inventer n'importe quoi. Vous, vous auriez envie de dire la vérité, mais ils font toujours en sorte de vous contrarier. Sans rire, ils vous poussent toujours à inventer n'importe quoi. Parce qu'ils vous demandent en permanence des explications sur tout. Seulement, c'est pas possible de tout expliquer tout le temps. Vous leur dites par exemple que vous pouvez pas aller à une soirée, tout de suite ils vous demandent des explications interminables, genre certificat médical au lieu de juste comprendre que vous allez pas pouvoir venir. Alors du coup, vous simplifiez un peu, vous arrangez, vous transformez légèrement pour ne pas rentrer dans les détails, presque rien, un petit lifting, et après, on vous accuse de mentir. C'est ça qui est embêtant avec les gens. Le manque de logique. "

 

Ou encore une réflexion sur la rhétorique :

« Mais moi, le truc qui me rend fou, c’est les types qui vous reprennent avec un air moqueur quand vous faites une figure de style. Par exemple, si vous dites « je suis descendu en bas », le type qui vous reprend avec ironie en vous demandant : « Ah, bon, c’était pas en haut que tu es descendu ? » eh bien ce type, neuf fois sur dix, j’ai envie de le tuer. Je trouve ça carrément con, ce genre de petite reprise. Parce que, selon moi, quand on dit « descendre en bas », c’est pour dire quelque chose de précis. En tout cas, moi, quand je dis ça, si quelqu’un me reprend en se foutant gentiment de ma gueule, je lui réponds tout de suite qu’on peut très bien descendre en haut ou monter en bas, mais que c’est très difficile, parce qu’il faut un sens de la poésie, et que le sens de la poésie, c’est pas donné à tout le monde, et surtout pas aux abrutis qui pensent mieux parler le français que les autres. » P45

 

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MLB 03/01/2009 17:48

J'aime beaucoup le dernier extrait...

Vos camarades avaient d'ailleurs rencontré Florian Zeller il y a quelques années lors des rencontres Foncourt des Lycéens : http://i-voix.over-blog.com/article-25541512.html