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Publié par Sandrine


" - Mon beau chien,mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville."

 
Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s'approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi en manière de reproche.

 
" - Ah! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d'excréments, vous l'auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous-même,indigne compagnon de ma triste vie,vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies."



J’ai choisi ce poème en prose car au premier abord il m’a beaucoup surpris par le sujet abordé qui parait tellement peu poétique : il aborde un sujet dérisoire en lui donnant une place poétique. Il donne je trouve une moralité
: l'odeur des parfums précieux fait suffoquer et s'évanouir et l’odeur de choses au premier abord dégoûtantes fait se réveiller .

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MLB 07/01/2009 17:08

Très intéressante justification.