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Publié par Denis et Rachelle

POETE

Paul Eluard

Dates

  Né le 14 décembre 1895, mort le 18 novembre 1952.

Repères
biographiques
  Sa mère Jeanne est couturière, son père Clément Grindel est comptable, puis en 1900 Monsieur Grindel s'installe à son compte et son cabinet immobilier. Ce qui permettra à Paul de ne pas avoir besoin de travailler pour gagner sa vie.
Ecolier à Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois, puis dans le Paris populaire, Clignancourt.
Il est très bon élève. A 14 ans, il entre à l'école primaire supérieure.
A 16 ans, on lui diagnostique une Tuberculose, ce qui l'amène donc a éffectuer un long séjour, qui lui servira de cure pour ses poumons.
  Plus tard, il rencontra une femme, Helene Dmitrievna Diakonova, une russe, qu'il surnomma Gala. Il écrit son premier recueil de poèmes, édité le 1er décembre 1913 :  Premiers Poèmes  et sous-titré " Loisirs, Pierrot, Les cinq rondels du tout jeune homme ". Mobilisé dans le 21ème régiment d’Infanterie, puis affecté comme infirmier à l'hôpital, il écrit dix poèmes qu'il intitule Le Devoir.
1924, à la veille de la parution de Mourir de ne pas mourir, qu'il veut être son " dernier livre ", Paul, très fragile, décide de " tout effacer ". il s'embarque à Marseille pour l’Océanie. C'est le " voyage idiot ", comme il le surnommera plus tard. Il adhèra ensuite au mouvement surréaliste. Depuis 1925 à sa mort, Eluard écrit de nombreux poèmes.
Repères
bibliographiques
 
  • « Premiers poèmes » (1913)
  • « Le Devoir » (1916)
  • « Le Devoir et l'Inquiétude » (1917) avec une gravure sur bois par André Deslignères
  • « Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux » (1920)
  • « Une vague de rêve » (1924)
  • « Mourir de ne pas mourir » (1924)
  • « Au défaut du silence » (1925)
  • « Capitale de la Douleur » (1926)
  • « Les Dessous d'une vie ou la Pyramide humaine » (1926)
  • « L'Amour la Poésie » (1929)
  • « Ralentir travaux » (1930), en collaboration avec André Breton et René Char
  • « À toute épreuve » (1930)
  • « Défense de savoir » (1932)
  • « La Vie immédiate » (1932)
  • « La Rose publique » (1935)
  • « Facile » (1935)
  • « Les Yeux fertiles » (1936)
  • « Cours naturel » (1938)
  • « Donner à voir » (1939)
  • « Poésie et vérité 1942 » (1942)
  • « Liberté » (1942)
  • « Avis » (1943)
  • « Les Sept poèmes d'amour en guerre » (1943)
  • « Au rendez-vous des Allemands » (1944)
  • « Poésie ininterrompue » (1946)
  • « Le Cinquième poème visible » (1947)
  • « Notre vie » (1947)
  • « À l'intérieur de la vue » (1947)
  • « La Courbe de tes yeux »
  • « Le temps déborde » (1957)
  • « Ode à Staline » (1950)
  • « Le Phénix », (1951)
Mouvement
littéraire
  Le dadaïsme ainsi Le surréalisme
Caractéristiques du
mouvement
littéraire
 

Le surréalisme est un mouvement artistique qu'André Breton définit dans le premier Manifeste du Surréalisme comme « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale ».

Thèmes privilégiés
dans l'oeuvre
du poète
 
Choix
d'un poème

Liberté

 

Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard
Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942

Justification
du choix
 

Sources: Ici et là.
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