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Publié par Fabio Berti

La beauté en Ethiopie

dimanche 17 décembre 2006, par

Carnet de voyage d’une jeune lauréate Zellidja qui revient d’Ethiopie entre Addis-Abeba et Harar afin de réaliser un dossier intitulé "la beauté en Ethiopie".

 

Texte écrit par Léonie Ahrens et adapté par Fabio Berti

 

Harar - le cabinet du guérisseur

Je suis partie en Ethiopie en septembre 2006 avec une bourse Zellidja, mon sac à dos, et pleins de problèmes dedans. J’ai passé en tout cinq semaines là-bas, entre Addis-Abeba et Harar, pour réaliser un dossier sur le thème que j’avais choisi : « la beauté en Ethiopie ».

En effet, je voulais aller en Afrique depuis longtemps, mais tous ses pays me semblaient dénaturés par la colonisation. Le seul qui n’ait jamais été colonisé, eh bien c’est l’Ethiopie et c’est pour ça que je l’ai choisi. Comme c’est un pays qui a un peu une mauvaise réputation et que je ne parle pas l’amharique (langue officielle) et que je ne savais rien de la vie sur place, j’ai choisi un thème assez large et qui serait abordable  sans l'obligation de parler. Je voulais découvrir le pays et en rapporter une vision axée sur la beauté des choses, parce que j’étais persuadée qu’on peut en trouver partout dans le monde. Ça s’est confirmé. J’ai dessiné ce que j’ai vu, pris  des  photos de  ce que je trouvais beau sans comprendre pourquoi  et  comment.

L’Ethiopie ne m’a pas semblè être un pays idylliaque, et à la fin je comptais les jours qui me séparaient de mon retour. Je supportais mal le racisme anti-blanc et le climat social et politique très lourd, presque palpable. Mais je serais hypocrite en disant que je n’ai pas aimé ce pays : j’ai été surprise quand, un peu après mon retour, il m’a manqué. Et il me manque toujours de temps en temps.

Harar - vendeurs de khat de haut

1.      L’hospitalité des gens me manque.

2.      Leur réserve pleine d’humanité me manque. Ce sont des gens libres, complètement.

3.      La viande éthiopienne (délicieuse) me manque.

4.      La musique bizarroïde me manque.

5.      L’odeur du café et de l’encens me manque.

6.      Le sourire des enfants me manque.

7.      Les hommes qui se tiennent par le bras me manquent.

8.      Le khat (coca locale) me manque... même si ça a dû faire des dégâts dans mes neurones.

9.      Harar me manque.

10. Les acacias, les hyènes, les eucalyptus, les couleurs de là-bas me manquent !

L’Ethiopie a une odeur et des couleurs que je ne suis pas prête  à oublier. Elles me reviennent parfois, quand je trouve que ma vie manque de profondeur. Malgré tous ses défauts, c’est un pays attachant dont je n’ai peut-être pas su complètement profiter, aveuglée par mes petits tracas.

Je vous dis donc ce que j’ai pu en saisir :  des dessins et  des photos, ces dernières posant toujours problème car leurs sujets me demandaient de l’argent pour être pris en photo.

Malgré tout... vive l’Ethiopie !

 

Ces considérations d’une jeune lauréate Zellidja sont l’exemple d’une touriste qui fait un voyage dans un pays étranger comme l’Ethiopie  qui a une culture différente. Cette fille juge les habitants et le pays en général de son point  de vue. Même si elle critique le racisme anti-blanc et le climat social et politique, elle est étonnée par ce pays qui lui manque toujours. En effet elle  en découvre  (après  son  retour) les aspects positifs.

Elle ne se montre pas  quelqu'un  à l' esprit étroit, mais plutot une fille  assez ouverte. Elle voit les conséquences du racisme anti-blanc sur sa peau. Selon moi la réflexion qu’elle doit faire est qu’une fois le visitant peut être le visité et une autre fois c'est  le contraire. Pour terminer je peux ajouter qu’ Il aurait été intéressant de mettre en parallèle l'idée  occidentale de la beauté avec celle des éthiopiens. Quels points communs, quelles divergences ?

 

 

 

   

 

 

 

 

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L
Bonjour, je suis assez d'accord sur la conclusion: le visitant peut être le visité et vice-versa. Une remarque tout de même: on peut dire pleins de choses de mon texte mais certainement pas que j'étais "une touriste" ! Pour info les bourses de voyage Zellidja imposent de réaliser une étude pendant le voyage et de rendre un rapport au retour, de partir seul, au moins un mois, d'avoir entre 16 et 20 ans, de tenir ses comptes et son journal, et pour en avoir une il faut passer par une sélection pas évidente. ça n'a rien du tourisme. Essayez donc d'être touriste et seul-e sac au dos pendant 5 semaines en Éthiopie.
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M
Très intéressant. Notamment les pistes de réflexion finales.
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A
Salut...moi aussi j'ai partecipé à la manifestation contre l'article 133 parce que je pense que soit injuste et impensable penser de réaliser ce réforme...nous devons tous ensemble protester pour le bien de nos étudies future...<br /> ALICE
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