Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Riccardo

La peur d’être submergés et détruits par des vagues de Barbares est vieille autant que l’histoire des civilisations. Images de déserts, de jardins saccagés par de nomades et de palais en ruine dans lesquels paissent les troupeaux sont récurrents dans la littérature, de la décadence de l’Antiquité jusqu’à nos jours.” (W. Schivelbusch)


J'ai trouvé cette phrase là dans un épilogue d'un livre intitulé “I Barbari”, de Alessandro Baricco. Je crois que ce livre et la phrase ci-dessus peuvent nous donner des répliques très intéressantes.


Nous (l'humanité) discriminons les gens différents car on ne les connait pas et donc, on en a peur. La faute la plus grande est cela de juger sur les apparences et ne pas essayer de connaître une personne de façon approfondie, ainsi on craint que notre équilibre -trop faible- puisse être déstabilisé. Nous avons peur que tout ce que nous considerons comme certitude puisse être démoli, mais en ayent peur on ne pourra jamais rien faire !

 

D'après "Le Petit Prince":

“La quatrième planète était celle du businessman. Cet homme était si occupé
qu'il ne leva même pas la tête à l'arrivée du petit prince.

- Bonjour, lui dit celui-ci. Votre cigarette est éteinte.

- Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit. Pas le temps de la rallumer. Ouf! Ça fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un.

- Cinq cents millions de quoi?

- Hein? Tu es toujours là? Cinq cent un millions de ... je ne sais plus... J'ai tellement de travail! Je suis sérieux moi je ne m'amuse pas à des balivernes! Deux et cinq sept...
- Cinq cent un millions de quoi, répéta le petit prince qui jamais de sa vie, n'avait renoncé à une question, une fois qu'il l'avait posée.
Le businessman leva la tête :
- Depuis cinquante-quatre ans que j'habite cette planète-ci, je n'ai été dérangé que trois fois. La première fois ç'a été, il y a vingt-deux ans, par un hanneton qui était tombé Dieu sait où. Il répandait un bruit épouvantable, et j'ai fait quatre erreurs dans une addition. La seconde fois ç'a été, il y a onze ans, par une crise de rhumatisme. Je manque d'exercice. Je n'ai pas le temps de flâner. Je suis sérieux, moi. La troisième fois... la voici! Je disais donc cinq cent un millions...
- Millions de quoi?
- Millions de ces petites choses que l'on voit quelquefois dans le ciel. (...) Des petites choses dorées qui font rêvasser les fainéants. Mais je suis sérieux, moi! Je n'ai pas le temps de rêvasser.
- Et que fais-tu de ces étoiles?
- Rien. Je les possède.
- Et à quoi cela te sert-il de posséder des étoiles?
- Ça me sert à être riche.
- Et à quoi te sert-il d'être riche?
- A acheter d'autres étoiles.”


..Riccardo..

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Riccardo,
je pense comme toi,
cette peur de l'autre vient (pour moi) de la peur de découvrir que l'on c'est trompé, la peur de découvrir que l'autre aussi peut nous apprendre autre chose que ce que nous savons déjà, que ce sur quoi nous avons basé notre vie, nos envies, nos besoins, nos valeurs, notre vision du monde.
"Bergers, bergers, le loup n'a tort que quand il n'est pas le plus fort!" disait La Fontaine, pouvons nous nous comparer au loup ? Comme lui nous aurions tort de découvrir que nous ne soyons pas le plus fort, nous préférons donc résté dans notre iniorance par peur de s'être trompé sur l'autre, nous préférons continuer à se croire les plus fort.
Répondre
L
la peur de l autre est en realité la peur de soi je pense,on ne peut que rester distant si l on rejette nos peurs sur les autres
Répondre
M
Tout à fait d'accord, Riccardo : je crois comme vous que la peur de l'autre est le fondement de tout. Et si d'ailleurs nous avions avant tout peur de l'autre qui est en nous ?
Répondre