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Publié par Lilou B.

 

Moi, Tituba sorcière..., écrit par Maryse Condé, est publié le 13 septembre 1988 par les éditions Gallimard. L’œuvre est un roman biographique et historique.

 

Maryse Condé raconte l'histoire de Tituba, fille d'une esclave violée qui va arriver sur l'île de la Barbade. Tituba va devenir esclave a son tour et donc subir toutes les atrocités de cette époque. Mais elle va faire des rencontres qui vont l'aider à avancer dans sa vie et lui apprendre des connaissances rares qui pourront être considérées comme étranges voire maléfiques.

 

Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.

Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits. 

Les personnages féminins de romans, représentantes des mères, des filles, des sœurs, constituées en Assemblée internationale, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

En conséquence, l'Assemblée internationale des personnages féminins de romans reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de Tituba, personnage du roman Moi, Tituba sorcière...de Maryse Condé.

 

Ile de la Barbade où est née Tituba.

Ile de la Barbade où est née Tituba.

 

Article premier. Nulle femme ou homme ayant des croyances ou des pratiques différentes des nôtres ne doit être persécuté.e et discriminé.e pour cela. 

 

Ici Tituba est considérée comme une personne étrange et maléfique du fait que Man Yaya la personne qui l'a recueillie après la mort de sa mère biologique et de son père adoptif, lui ait enseigné des arts méconnus de tous. Comme la magie blanche, l'art de soigner avec les plantes, ou bien l'art de voir les défunts ainsi que de communiquer avec eux 

 

Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.

 

Article 2. Un père se doit d'être respectueux envers sa famille

 

Le révérend Samuel Parris est le troisième maître de Tituba, il est marié a une femme et a deux jeunes filles. De par le fait qu'il soit un homme il s'octroie le droit de les frapper et de leurs dire tous genres de chose. 

Mais un père a le devoir d'être bienveillant envers sa famille et ici envers ses filles et sa femmes, il doit les respecters, les protéger, les éduquer mais surtout les aimer.

 

 

Article 3. Aucun homme ne doit considérer le corps d'une femme comme lui appartenant ou comme étant un objet.

 

Lorsque Abena, la mère de Tituba est capturée elle est amenée sur un bateau négrier anglais qui l'amène a la Barbade, c'est sur ce bateau qu'elle va se faire violer. Je trouve cela complètement atroce et inhumain que quelqu'un fasse cela à une femme. Le marin qui a violé Abena l'a prise pour sienne et ne s'est pas posé la question de savoir si elle était consentante ou non. Cet acte a encore plus détruit la vie de cette femme. 

 

Une femme n'appartient à personne et n'est en aucun cas un objet.

 

Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.

 

Article 4. Aucune femme et aucun homme ne doit appartenir à un quelconque individu.

 

Aucune femme et aucun homme venant d'un pays différent, avec une couleur de peau différente, une culture différente, ne doit être soumis à nous ou à notre peuple. La différence n'apporte que du positif, elle ne doit pas être source de torture, de soumission envers ce nouveau peuple. Nous devons apprendre grâce à nos différences. 

Le fait qu'Abena et Yao soit enlevé de leur terre natale pour aller servir l'homme blanc d'Angleterre dans des plantations est extrêmement choquant de même lorsque l'on pense que là bas ils vont être torturés, affamés et tués pour le seul plaisir et luxe de leurs maîtres.

 

Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.

 

Article 5. Tout jugement doit être fait avec des preuves concrètes

 

Tituba va être accusée d'être une sorcière et va donc être jugée. Mais sur de simples croyances et sans preuves réelles. Le simple fait que les jeunes filles de Salem l'accusent de les avoir ensorcelées va pousser tout le village à les croire et a emprisonner Tituba, pour un acte qu'elle n'a pas commis. 

Ce qui n'est pas normal : un tribunal doit être constitué de règles et doit s'appuyer sur des faits avérés et non de simple croyances ou la peur de la différence.

 

Déclaration des droits de Tituba par Lilou B.

Merci de votre lecture, en espérant que cela vous ait plu !

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