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Publié par Océane

Déclaration des droits de Tituba par Océane

Moi, Tituba sorcière  est un ouvrage écrit par Maryse Condé et publié par les éditions Gallimard le 13 septembre 1988. C'est un roman historique et biographique narrant l'histoire de Tituba, une sorcière noire de Salem, esclave des blancs durant le dix-septième siècle. Ce récit prend place à la Barbade, une île dans les Caraïbes, puis dans le petit village de Salem dans le Massachusetts aux États-Unis. 

île de Barbade, illustration venant du site : Wikimedia commons

île de Barbade, illustration venant du site : Wikimedia commons

Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits.

Les personnages féminins de romans, représentantes des mères, des filles, des sœurs, constituées en Assemblée internationale, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

En conséquence, l’Assemblée internationale des personnages féminins de romans reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les Droits suivants de Tituba, personnage du roman Moi, Tituba sorcière … de Maryse Condé.

 

 

Article premier. La femme et l'homme blancs*1 se doivent de ne faire preuve d'aucune discriminations. Les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l'utilité commune, et non pas sur les couleurs de la peau d'autrui.

*1 Ici l'autrice de ce texte a utilisé l'accord de proximité

J'ai écrit cet article, car deux des sujets principaux du roman que j'ai lu sont le racisme et l'esclavage qu'ont subit les noirs au 17ème siècle. Même encore aujourd'hui la communauté noire subit énormément de discriminations basées uniquement sur leur couleur de peau, c'est extrêmement grave et cela ne devrait pas exister. Ceux qui font subir cela aux autres doivent être jugé/e/s et condamné/e/s pour leurs actes.

"ma peau ne devrait pas être une peine de mort"

"ma peau ne devrait pas être une peine de mort"

Article 2.  Une accusation se doit toujours d'être prouvée par des faits et des preuves précis/es, et non des hypothèses fondées sur des croyances, des préjugés ou encore des injustices de quelques sortes. Et devra être jugée par une ou un juge impartial/e et ce, dans des cas déterminés par la loi.

 

En effet, dans ce roman, Tituba subira un procès (par exemple dans les chapitres 2 et 3 de la deuxième partie), parce qu'elle est sorcière. Cependant, aucune preuve tangible de ceci n'a jamais appuyé ces accusations. Sa dénonciation a été basée sur des faits inventés pour la rendre coupable.

Cela ne devrait pas arriver, en effet les lois sont faites pour être respectées .

Déclaration des droits de Tituba par Océane

Article 3. Aucune croyance religieuse ne doit se sentir au-dessus d'une autre, les croyant/es/s de celle/s-ci ne doit/vent jamais essayer d'endoctriner autrui de force.

 

Dans cet ouvrage, la protagoniste est forcée de devenir chrétienne par Susannah Endicott (aux pages 44 à 46) en premier lieu puis par Samuel Parris (par exemple à la pages 69). Je trouve cela honteux d'obliger quelqu'un à se convertir à sa religion personnelle sous prétexte que celle-ci est soi-disant mieux qu'une autre. Ceci est appelé le prosélytisme, le fait de recruter des adeptes pour tenter d'imposer ses idées. On peut également dire que ces personnes font preuve d'ethnocentrisme : en effet, elles considèrent leur propre religion comme le centre de tout, elles jugent et méprisent les autres religions en fonction de leurs propres critères.

Déclaration des droits de Tituba par Océane

Article 4. Un homme ne doit faire subir à une femme aucun acte sexuel non consenti , qu'elle soit mariée à lui ou non .

 

La mère de Tituba, autrement appelée Abena, a subi deux viols dans sa vie (durant les première lignes du roman ou encore aux pages 19 et 20) , dont un  lui ayant coûté la vie. Une femme ne devrait jamais avoir à subir cela.

 

Déclaration des droits de Tituba par Océane

Article 5. Un homme se doit d'aimer et de respecter sa femme et ses enfants, et il ne doit pas leur faire subir ses humeurs en leur faisant du mal de quelque sorte que ce soit.

 

Samuel Parris bat ses filles et sa femme. Il est également évoqué dans le livre que les habitants du village de Salem trouvent cela normal, voire même louable, de battre ses enfants.

Heureusement, les mœurs actuelles sont bien éloignées de celles de cette époque : en effet, ce genre de dérives du comportement est aujourd'hui sévèrement condamné, même si malheureusement cela arrive encore.

Déclaration des droits de Tituba par Océane
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