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Publié par Félix

Déclaration des droits de Tituba par Félix

Moi, Tituba Sorcière… est un roman de Maryse Condé paru en 1986. Ce dernier est une fiction historique. Il parle d’une jeune esclave, Tituba, fille d’un homme blanc qui viola sa mère sur la proue d’un navire négrier. Suite à la mort de celle-ci, une sorcière sénile prit sa vie en main et lui enseigna la sorcellerie. Ce qui l’amena à être impliquée dans les affaires de sorcellerie de Salem (1692).

 

Tout au long du roman, l'autrice nous fait part du désir de liberté et de vengeance de Tituba envers les blancs qui ont violé, tué et réduit à l'esclavage sa mère mais également toute une génération de population noire.

représentation de Tituba, la femme accusée de sorcellerie présentée comme afro-américaine alors qu'en réalité elle peut avoir été amérindienne.

représentation de Tituba, la femme accusée de sorcellerie présentée comme afro-américaine alors qu'en réalité elle peut avoir été amérindienne.

Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?

 

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits.

 

Les personnages féminins de romans, représentantes des mères, des filles, des sœurs, constituées en Assemblée internationale, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

 

En conséquence, l’Assemblée internationale des personnages féminins de romans reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de Tituba, personnage du roman Moi, Tituba sorcière… de Maryse Condé.

 

ARTICLE 1

 

Aucune discrimination ne sera tolérée envers une femme ou un homme, peu importe l'origine sociale, celles et ceux qui commettront cet acte seront jugé/e/s et condamné/e/s.

En plus du racisme omniprésent dans le roman, les femmes étaient considérées comme un vulgaire bout de viande, aucun droit ne leur était attribué.

Je souhaite aux générations futures de vivre en des temps où l’État sera providence et se souciera du bien-être de ses citoyens.Moi Tituba sorcière, Maryse Condé.

 

 

ARTICLE 2

 

Toutes femmes et hommes noirs ne devraient dépendre que d’eux-mêmes, et non d’une maîtresse ou d’un maître. L’esclavage nuit à la liberté de chacun/e d’entre nous.

L'esclavagisme est l'un des thèmes principaux du roman. De 1450 à 1869 plus de 11 millions d'africains ont été déportés en Amérique et réduits à devoir travailler pour une maîtresse ou un maître.

Si j'avais eu quelque notion du temps, j'aurai su que c'était l'époque du Carnaval, seul moment de l'année où les esclaves avaient liberté de se distraire comme bon leur semblait. “ Moi Tituba sorcière, Maryse Condé.

 

ARTICLE 3

 

Toutes les femmes, peu importe d’où elles viennent, ont le choix de s'exprimer comme, quand et où elles le veulent, la liberté d'expression se doit de s'appliquer pour tout le monde.

Durant la période ou à vécu Tituba, les femmes n'avaient leurs place qu’au foyer, elles n'avaient pas le droit à l'éducation, elles étaient en incapacité d'exploiter leurs potentiels intellectuels.

Elle m'apprit que tout vit, tout a une âme, un souffle. Que tout doit être respecté. Que l'homme n'est pas un maître parcourant à cheval son royaume.“ Moi Tituba sorcière, Maryse Condé.

 

ARTICLE 4

 

Chaque femme et chaque homme doit être jugé/e de manière égale. Aucune distinction de genre ou préjugés ne doit être commis lors du jugement au tribunal, une accusation se doit d'être prouvée par des faits précis.

Dans le roman, Tituba est accusée d'être une sorcière, elle fut incarcérée même s’il n'y avait aucune preuve, seuls quelques hypothèses ont suffit pour la mettre en prison.

C’était, cette fois encore, une victime que l’on traitait en coupable ! Les femmes sont-elles condamnées à cela dans ce monde ? “ Moi Tituba sorcière, Maryse Condé.

ARTICLE 5

 

Un acte non consenti de la part d'un homme envers une femme sera condamné. Si des suites du viol la femme accouche, seule la mère exercera un droit sur cet enfant.

Durant toutes ces années d'esclavagisme, beaucoup d'enfants non désirés sont nés, leur destin était déjà alors tout tracé : devenir esclave. des milliers de viosl ont été commis.

Pour une esclave, la maternité n'est pas un bonheur. Elle revient à expulser dans un monde de servitude et d'abjection, un petit innocent dont il lui sera impossible de changer la destinée.“ Moi Tituba sorcière, Maryse Condé.

 

Déclaration des droits de Tituba par Félix
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