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Publié par Elouan

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

Ce roman est un roman historique engagé intitulé Le bal des folles, écrit par Victoria Mas et publié en 1977.

 

Ce roman parle de l’année 1885, pendant laquelle se déroule comme chaque année le « bal des folles » à la Salpêtrière, un hôpital de soins et de travaux neurologiques réalisés sur des femmes dites « folles ». Dans ce livre, nous suivons la destinée de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne.« Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le 19ème siècle a essayé de contraindre au silence ».

 

Préambule

 

 

 

Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?

 

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits.

 

Les personnages féminins de romans, représentantes des mères, des filles, des sœurs, constituées en Assemblée internationale, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

En conséquence, l’Assemblée internationale des personnages féminins de romans reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les Droits suivants de Louise, Eugénie, Thérèse, personnages du roman Le bal des folles de Victoria Mas.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

 

Article premier. – La femme a le droit d’être écoutée et d’être crue par tous les individus, sa parole ne doit pas être invisible et doit être respectée.

 

Dans cet article, je fais référence à la parole d’Eugénie : dans le livre cette jeune fille qui parle aux défunts n’est écoutée par personne, et personne ne la croit. Seule sa grand-mère l’écoute et Eugénie lui fait confiance mais sa grand-mère la dénonce à son père. Celui-ci ne l’écoute pas et croit qu’elle est folle. Puis dans l’hôpital de folles où elle n’a pas lieu d’être, personne ne la croit quand elle dit qu’elle n’est pas folle et les médecins refusent de la laisser sortir. Je trouve que son sort est triste et elle ne mérite pas ça, elle possède un don incroyable qui pourrait lui permettre d’aider beaucoup de gens.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

 

Article 2. – Chaque femme, et particulièrement son corps, se doit d’être respecté, il est interdit aux hommes d’en abuser. Toute citoyenne est libre de faire ce qu’elle veut de son corps mais doit avoir le droit de consentir ou non à n'importe quel acte ou rapport sexuel avec un homme.

 

Dans cet article, je fais référence à la pauvre Louise qui se fait forcer par son oncle sans consentement alors qu’elle a ses règles et alors qu’elle venait tout juste d’avoir quatorze ans. Je trouve que cette scène est une des scènes les plus choquantes du roman car Louise était encore trop jeune pour un tel acte et de plus cette violence est d’actualité car tous les jours des femmes subissent ce sort malheureux. Le fait que ce soit l’oncle de la jeune fille ainsi que le fait que sa tante rejette la faute sur la jeune malheureuse m’a choqué de surcroît.

 

Une autre scène choquante à laquelle je fais référence dans cet article est la scène dans laquelle Jules, le prétendant de Louise, agit de la même façon que l’oncle de celle-ci, avec beaucoup de violence et sans l’accord de sa prétendante qui a encore toute la partie droite de son corps paralysée par les expériences de son Docteur. Une scène très choquante qui montre là encore que les hommes, surtout ceux évoqués dans ce livre n’ont pas de respect pour les femmes.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

Article 3. – Les humains ont le devoir de regarder la femme à sa juste valeur, pour ses qualités plutôt que pour ses défauts.

 

J’ai choisi d’énoncer ce devoir car dans le livre et notamment durant le bal de la mi-carême les femmes de ce livre que l’on nomme « folles » sont vues comme des bêtes de foire par le Tout-Paris, ils ne cherchent pas à voir leurs qualités mais simplement à voir des femmes folles, d’ailleurs ils sont très étonnés de découvrir leur grâce pendant le bal alors qu’ils cherchent le moindre défaut qui montrerait que ces femmes sont folles. J’ai trouvé ça dérangeant car comme j’ai suivi ces femmes durant toute la durée du livre et je me suis bien rendu compte qu’elles avaient une vie avant de devenir folles et la plupart sont devenues folles à cause de gens comme ceux qui viennent les observer durant le bal et je me suis bien rendu compte qu’elles avaient de nombreuses qualités qu’il ne fallait pas négliger.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

Article 4. – Les lois de la nature et de la raison obligent les hommes à jurer fidélité à leurs femmes, ceci tant qu'il n'y a pas eu consentement à se séparer. Le mari doit exprimer son infidélité à sa femme et il lui est interdit de la cacher.

 

J'ai choisi d'écrire cet article car c'est encore beaucoup d'actualité que des cas de tromperies comme celui de Thérèse auquel je fait référence dans cet article arrivent. C'est pour moi quelque chose de très malsain que de tromper sa femme en cachette comme l'a fait Maurice alors que sa femme l'aimait à en crever et vivait son plus grand bonheur avec lui. Si les deux amants ne sont pas consentants à se séparer car un des deux aime encore l'autre, comme je l'ai dit dans l'article, celui qui n'aime plus l'autre doit exprimer clairement son ressenti et/ou son envie d'aimer quelqu'un d'autre. Être honnête est toujours moins blessant que de se cacher.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan

 

Article 5. – La femme n'est pas un objet sur le quel faire des expériences et encore moins des expériences dangereuses. Elle naît et demeure égale à l'homme, elle ne doit donc pas lui être soumise, ni être utilisée par lui.

 

J'ai choisi d'écrire cet article car la façon de procéder des docteurs de la Salpêtrière, Babinski ou Charcot, m'a fortement troublé car ils provoquent des crises sur les pauvres femmes sous hypnose pour analyser ces crises. Mais j'ai observer que cette technique est dangereuse car par exemple Louise sort des ces expériences affaiblie voir avec toute la partie droite de son corps paralysée. De plus, elle ressort avec un espoir d'être reconnue par tout le monde alors que les docteurs ou le public qui vient voir ces expériences n'en ont que faire d'elle. J'ai été touché par cette fille qui risque sa vie pour une reconnaissance qu'elle n'aura malheureusement jamais.

 

Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan
Déclaration des droits de Louise, Eugénie, Thérèse par Elouan
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