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Publié par Louis

Déclaration des droits d'Annie E. par Louis

L’événement d’Annie Ernaux est un récit autobiographique qui a été publié en 2000. Annie raconte un épisode important de sa vie : son avortement clandestin en 1964. A cette époque l'avortement était interdit et puni. C’est en 1975 que la loi Veil va être promulguée et autorisera donc l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse).

Simone Veil, ministre de la santé qui s'est chargée de faire adopter la loi dépénalisant l'IVG. Elle a donné son nom à cette loi : loi Veil.

Simone Veil, ministre de la santé qui s'est chargée de faire adopter la loi dépénalisant l'IVG. Elle a donné son nom à cette loi : loi Veil.

Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits.

Les personnages féminins de romans, représentantes des mères, des filles, des sœurs, constituées en Assemblée internationale, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

En conséquence, l’Assemblée internationale des personnages féminins de romans reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les Droits suivants d'Annie E..

 

Article 1 : Les hommes et les femmes demeurent égaux devant le corps médical. Aucun et aucune ne doit être mieux ou moins bien traité.e en fonction de son milieu social, de son origine.

 

Dans son histoire, Annie Ernaux raconte un épisode douloureux de sa vie : son séjour à l’hôpital suite à son avortement clandestin. En effet elle a subi des violences de la part d’un jeune chirurgien. Elle voulait savoir ce qu’elle allait subir comme opération, il lui a répondu : « Je ne suis pas plombier » (page 108). Cette phrase est d’une rare violence, sans compter la position inconfortable dans laquelle elle était, les jambes accrochées en l’air, une forte lumière qui l’agressait. Un autre élément qui est pour moi inadmissible : l’interne qui vient s’excuser d’avoir ainsi « traité une étudiante de la fac de lettres comme une ouvrière du textile ou une vendeuse de Monoprix ». On voit qui si elle avait précisé sa situation sociale, elle n’aurait pas été traitée de cette façon.

 

Déclaration des droits d'Annie E. par Louis

Article 2 : Toute femme enceinte a le droit de recourir à l'Interruption Volontaire de Grossesse quelle que soit la raison : grossesse non désirée, mise en danger de la femme enceinte, etc.

Dans ce livre, Annie se rend compte qu'elle est enceinte, elle ne veut absolument pas garder l'enfant, elle est prête a tout pour avorter. Le problème est qu'il n'est pas autorisé au moment des faits. Premièrement elle va essayer d'avorter toute seule avec une aiguille à tricoter mais c'est trop douloureux et compliqué. Elle va donc faire appel au services d'une "Faiseuse d'anges". Ce qui est révoltant c'est que les femmes qui voulaient avorter devaient avoir beaucoup de courage, c'était vraiment difficile et en plus très couteux. Mme P.-R., la "Faiseuse d'anges" qu'Annie avait contactée, prenait quatre cents francs, ce qui équivaut à environ 1 200 euros actuellement. C'est une somme considérable, des nombreuses femmes ne pouvaient pas se les procurer. L'accès à l'avortement était donc extrêmement restreint.

 

Article 3 : Chacun et chacune doit avoir accès à la contraception, quelle que soit sa forme.

Un ami d'Annie fait partie d'une association luttant pour la liberté de la contraception. La contraception est extrêmement importante, elle permet d'empêcher des grossesses et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Si seulement Annie avait eu un meilleur accès et qu'elle avait utilisé un préservatif par exemple, elle ne serait pas tombé enceinte.

 

Article 4 : Avant toute relation amoureuse ou sexuelle, chacun doit être sûr que son partenaire est consentant.

C'est un devoir primordial de s'assurer que son partenaire est consentant. Chacun doit le respecter. A la page 35, Annie est confrontée à un ami très insistant : elle dit "Il m'a prise dans ses bras et dit que nous avions le temps de faire l'amour. Je me suis dégagée et j'ai continué à laver les assiettes." Son ami lui fait des avances, alors que sa femme est a côté. Annie a décliné sa proposition en se décalant mais il a recommencé à "la presser par-derrière. Ce n'est absolument pas normal d'avoir un tel comportement. Elle lui a fait comprendre qu'elle ne veut pas, il ne doit donc pas retenter. De plus, ces avances ont mis mal à l'aise Annie : "j'avais envie de vomir.".      

 

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