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Publié par Matéo

Cas de conscience de Mme de Rênal par Matéo

Ce monologue vient enrichir le passage de la page 143, du chapitre 19 du livre premier 

 

— Va-t’en, lui dit tout à coup madame de Rênal en ouvrant les yeux.

— Je donnerais mille fois ma vie, pour savoir ce qui peut t’être le plus utile, répondit Julien : jamais je ne t’ai tant aimée, mon cher ange, ou plutôt, de cet instant seulement, je commence à t’adorer comme tu mérites de l’être. Que deviendrais-je loin de toi, et avec la conscience que tu es malheureuse par moi ! Mais qu’il ne soit pas question de mes souffrances. Je partirai, oui, mon amour. Mais, si je te quitte, si je cesse de veiller sur toi, de me trouver sans cesse entre toi et ton mari, tu lui dis tout, tu te perds. Songe que c’est avec ignominie qu’il te chassera de sa maison ; tout Verrières, tout Besançon, parleront de ce scandale. On te donnera tous les torts ; jamais tu ne te relèveras de cette honte…

— C’est ce que je demande, s’écria-t-elle, en se levant debout. Je souffrirai, tant mieux.

— Mais, par ce scandale abominable, tu feras aussi son malheur à lui !

— Mais je m’humilie moi-même, je me jette dans la fange ; et, par là peut-être, je sauve mon fils. Cette humiliation, aux yeux de tous, c’est peut-être une pénitence publique. Autant que ma faiblesse peut en juger, n’est-ce pas le plus grand sacrifice que je puisse faire à Dieu ?… Peut-être daignera-t-il prendre mon humiliation et me laisser mon fils ! Indique-moi un autre sacrifice plus pénible, et j’y cours.

Cas de conscience de Mme de Rênal par Matéo

La culpabilité divine ou personnelle ?

 

Suis-je perdue, mais que m'arrive-t-il ? Je sais que c'est de ma faute, tout cela. Je n'aurais pas dû, non ... Pourquoi ai-je fait cela ? je ne suis pas digne et maintenant voila que mon fils va mourir par ma faute. C'est de ma faute je suis responsable et bientôt je verrais mon fils mourir par mes propres actes ! ce n'est pas juste je doit subir, c'est a moi qu'appartient le tort il faut que je dise tout, je ne veux pas perdre mon fils … Je … Je, … Je ne peux pas je ne veux pas. Ô, mon dieu, ai-je cédé a la passion ? m'a t-elle envouté au point de désobéir a mes devoirs de mariée. J'aime Julien je ne veux pas le voir partir à son tour, cela ne peut pas se passer. Pourquoi a-t-il fallu que je connaisse cet inconnu, Julien lui qui est ô, tellement doux, si gentil, si sage ! peut-être qu'il sait quoi faire ? Peut être ai-je sombré dans la folie ? Pourquoi suis-je dans cette état-là ? Mon fils, celui dont Julien a pris tellement soin, pourquoi devrait-il partir ? Je dois m'en remettre à Dieu, lui qui est témoin de mon péché, de ma faute, doit-il pouvoir m'aider, me montrer la voie ? Je dois me sacrifier pour mon fils il faut que je le fasse, il faut qu'il vive. J'aime Julien, mais j'aime encore plus mon fils, je crois … Je dois me sacrifier pour lui, comment ?

 

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Cas de conscience de Mme de Rênal par Matéo
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