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Publié par Mathis

Juste la fin de la pièce II, 4 par Mathis

Louis : Je vais partir, 

je partirai et je n'aurai pas accompli ce que je suis venu faire ici,

je voulais vous voir pour la dernière fois,

partager un moment ensemble,

vous rappeler que j'existe et que je vous aime,

et vous le dire moi même en tant qu'unique messager,

que depuis déjà plusieurs mois à réfléchir seul,

sans espoir,

sans pensée,

en pensant seulement à vous et à la mort,

car je n'ai pas envie que vous l'appreniez dans les journaux ou autrement, 

je veux vous l'annoncer en personne,

je dois vous l'annoncer en personne, 

et vous serez peut être triste, choqué, déchiré, brisé par cette annonce et je serais triste aussi mais ce sera mission accomplie pour moi car c'est une très lourde tâche.

Je vais mourir,

dans quelques mois, l'année prochaine, je mourrai,

et je tenais à vous le dire en personne pour ne pas être lâche envers moi même, pour ne pas le regretter quand je ne serai plus ici,

et je partirai de cet endroit avant même que vous ne réalisiez vraiment ce que je viens de vous dire car je veux partir comme si je rentrais chez moi et que je reviendrai bientôt alors que c'est faux.

C'est ce pourquoi je suis venu ici aujourd'hui.

 

La Mère : Je n'arrive pas à réaliser ce que tu viens de dire,

tu es venu ici,

tu a passé ici une journée normale avec nous pour nous annoncer ça à la dernière minute, 

si seulement tu nous l'avais dit plus tôt !

je suis si triste.

Je te souhaite de bien profiter de tes derniers instants, mon fils.

 

Suzanne : Après toutes ces années d'absence,

toutes ces années où nous étions seuls,

tu ne reviens que maintenant,

et tu dis que depuis plusieurs mois tu es seul toi aussi à penser à la mort au lieu de venir nous voir,

au lieu de venir profiter de nous jusqu'au bout avant la fin.

 

Catherine : En ce qui me concerne,

je ne vous connais pas depuis longtemps,

je ne vous connais que depuis aujourd'hui et je n'ai pas passé assez de temps avec vous pour faire connaissance, mais je veux que vous sachiez que je suis extrêmement attristée,

et que je ne vous oublierai jamais. 

 

Antoine : En effet,

comme tu l'as dit juste avant,

cette annonce est en train de me briser,

et je ne sais pas si je vais m'en remettre mais je n'arrête pas de penser à quel point tu as été absent si longtemps,

pour revenir une dernière fois passer une seule journée avec moi,

avec nous,

comme si de rien n'était.

Je te reproche de ne pas avoir été assez présent dans notre vie,

de ne pas avoir été assez proche de moi,

pendant tout ce temps,

et je te reproche d'être venu nous le dire aujourd'hui,

car maintenant que tu viens de renouer les liens avec moi, 

je ne pourrai cicatriser ce bris en moi qui me suivra jusqu'à la fin de mes jours.

Je te reproche de ne pas avoir été assez présent dans ma vie,

de ne pas avoir été assez proche de moi, 

mais hélas,

tu ne pourras changer ça.

 

Louis : Je comprend vos sentiments,

et je les accepte, 

je n'ai pas le choix de les accepter,

et si j'ai passé cette journée comme si de rien n'était,

c'était parce que je voulais vous retrouver, vous,

tels que vous êtes,

comme je vous ai toujours connus,

sans me soucier de ma mort irrémédiable.

Je suis sincèrement désolé de vous infliger ça,

je vous souhaite de vivre une belle vie,

une très belle vie.

Au revoir.

 

Juste la fin de la pièce II, 4 par Mathis

Juste la fin de la scène

 

J'ai voulu faire passer un sentiment de compassion entre tous les personnages à part Suzanne et Antoine qui au contraire voulaient plutôt qu'il soit plus présent et trouvaient qu'il avait été lâche en restant seul et d'être venu juste un jour et d'avoir fait comme si de rien n'était parce que Suzanne et Antoine n'ont donc pas pu profité d'être avec lui avant sa mort, ils l'ont juste vu une journée et sans savoir qu'il allait mourir.

Ensuite Antoine lui reproche d'être revenu vers eux car le fait qu'ils se soient vus une journée a renoué les liens qu'ils avaient entre eux et Antoine aura donc plus de mal à accepter la mort de son frère alors que s'ils ne s'étaient pas revu, Antoine aurait juste eu l'image d'un grand frère qui a quitté et oublié sa famille il y a longtemps. 

Pour Catherine, j'ai essayé de montrer un sentiment de compassion même s'ils ne se sont pas connu longtemps, je voulais faire en sorte que Catherine soit comme un membre de la famille qui n'ait juste pas connu Louis.

 

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