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Publié par Nino et Clément D

Essai de conversation par Nino et Clément D

Bonjour, aujourd’hui nous allons présenter un dialogue entre Laurent Gaudé et Montaigne. Même s’ils ne sont pas nés dans le même siècle, grâce à une machine nous pouvons envoyer des personnes dans des époques différentes grâce à des hologrammes, aujourd'hui nous allons envoyer Laurent Gaudé dans l'époque de Montaigne mais seulement pendant 3h, quand la cloche aura sonné pour la 3e fois il disparaitra.

 

 

- Mes salutations, mon cher Michel de Montaigne, je voulais visiter votre château depuis quelques années déjà et grâce à la technologie on a réussi à envoyer un hologramme dans votre bibliothèque, si vous avez 3h à m'accorder ce serait super, je ne connais guère votre parcours : pouvez-vous m'en dire quelques mots sans vouloir être indiscret et dérangeant ?

 

- Mes salutations distinguées, vous ne me dérangez guère, en effet le fait qu’on puisse me voir est quelque chose qui surprend beaucoup les visiteurs, en 1554 j'ai entamé à la Cour des aides de Périgueux un cursus professionnel au sein de la magistrature de la province de Guyenne qui m’a mené en 1556 au parlement de Bordeaux et vous puisque je ne vous connais ni d’Ève ni d’Adam, pouvez-vous me dire qui vous êtes  et ce que vous faites dans la vie ?

 

- Et bien j'ai commencé mes études de lettres modernes avant de m’orienter vers le département d'étude théâtrale de Paris, à 24 ans j'ai écrit ma première pièce de théâtre. J'ai écrit ma 2e pièce en 1998 et en 2001 et 2002 c'est là que j'ai écrit mes premiers romans.

 

- Très bien et pourquoi avoir écrit Eldorado ?

 

- J'ai écrit ElDorado car tout d'abord le livre parle d'un sujet qui me touche et j'aime quand ils portent du tragique et de l'épique en eux. Et vous, pourquoi avez vous écrit des Essais ?

 

- J'ai écrit ce livre car pendant 5 ans, quand j'étais au parlement de Bordeaux, j'ai noué une progressive et solide amitié avec un aîné conseiller qui se nomme Etienne de la Boétie, c'est à cause de la mort de ce dernier que pour ses mémoires j'ai concrétisé ses idées stoïques.

 

- Je voulais savoir ce que vous vouliez dire à travers cette phrase : « la peur naît parfois d'un manque de jugement, ou d'un manque de courage. »

 

- Ce que j’ai voulu dire à travers cette phrase, c'est que la peur n'est pas un sentiment à part entière mais elle est crée d'un manque crucial de courage et de jugement. Comment arrivez-vous à transmettre aux lecteurs le sentiment de peur que subissent les migrants ?

 

- J'arrive à transmettre le sentiment de peur que subissent les migrants car je suis très impliqué dans ce combat qui est l'immigration.

 

- Quel passage avez vous préféré dans mon livre, entre autre qu’est ce qui vous a le plus marqué?

 

- Le passage que j’ai préféré se trouve dans le chapitre 8, à partir de la page 144, où l’on y trouve le moment ou l’on voit le changement de comportement de Soleiman causé par la dureté des conditions de vie des migrants. Moi au contraire je m’interrogeais sur des point à améliorer, qu’est ce qui vous à déplu dans mes Essais ?

 

- En fait rien ne m’a vraiment déplu, vous êtes quelqu’un de talentueux quand il s’agit d’écriture mais je trouve que vous êtes trop négatif et que ça peut ne pas plaire à tout le monde.

 

- Merci pour cette critique constructive, je vais y faire attention à l’avenir.(Montaigne se lève et va chercher le livre de Gaudé dans sa bibliothèque) Je me demandé pourquoi vous aviez choisi que Piracci mrure à la fin de votre livre.

 

- En effet ce n’était pas la fin prévue au début mais le fait que les lecteurs puissent inventer une fin pour Piracci qui ne me plairait pas m’a incité à faire ce choix.

 

(Montaigne se remettant à sa place )- Si vous ne deviez retenir qu’une phrase de mon livre là laquelle ce serait ?

 

- humm vous me posez une colle, laissez moi réfléchir deux secondes… Je pense que ça serait : « je ne sais qui sont ces barbares ( car les Grecs appelaient ainsi tous les peuples étrangers), mais la disposition de l'armée que je vois là n'est pas du tout barbare. » Je trouve cet extrait très beau et je trouve la tournure de cette phrase très intéressante, je vous la piquerais peut-être.

 

- Mais ce serait avec joie et honneur, mais j'ai bien peur que nous devions arrêter cette conversation des plus passionnantes car le temps sera bientôt écoulé.

 

-Ah mince ça m'embête car j'avais tant d'autres questions à vous poser. En tout cas c'était un vrai plaisir.

 

 

La fin du temps presque écoulée, les deux écrivains se regardaient jusqu'à ce que l'hologramme de Laurent Gaudé se dispatche dans l'air. Tandis que cette conversation pour le moins intéressante et instructive prit fin.

 

Source image Laurent Gaudé

Source image Montaigne

 

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